Editions Pix'n love : les jeux vidéo, un patrimoine culturel

Gadgets pour enfant, loisir réservé aux “adulescents” déconnectés du monde réel, durant cinquante ans, les jeux vidéo ont été victimes de stéréotypes. Les éditions Pix’n Love ont choisi de sortir plusieurs ouvrages passionnants sur les grands classiques des jeux vidéo.

Lyon fin 2010, Japan Touch expo, au milieu des espaces consacrés aux mangas et autres figurines, un stand se distingue. Des centaines de livres à couverture souple, arborent des consoles de jeux parfois oubliées, ou des visages inconnus pour la majorité du grand public. Derrière les piles, se cachent les éditions Pix’n Love. Depuis 3 ans, une bande de fanatiques du genre ont choisi de contribuer à la démocratisation du jeu vidéo, tout en y apportant des ouvrages de référence. Tout commence avec un objet encore rare dans le monde de l’édition : le mook, contraction de magazine et de book. Ces ouvrages de taille réduite (A5) et à petit tirage (moins de 5000 ex.) ont la particularité d’être facilement transportables tout en offrant un excellent confort de lecture.

Pix’n Love : le mook
En 2007, Florent Georges et Marc Pétronille, anciens de la revue de jeux vidéo classiques GameFan choisissent de ne pas baisser les bras après l’arrêt du magazine et fondent les éditions Pix’n Love. Leur première publication sera donc un mook trimestriel portant le même nom que la maison d’édition. 15 numéros plus tard, Pix’n love s’est imposé comme l’une des publications de référence sur le sujet. Les articles de fond sur un studio, une console ou bien des développeurs, sont complétés par des informations pointues et insolites. Qui aurait pu se douter qu’en 2011 des acharnés sortaient encore des jeux vidéo sur Megadrive ou bien Super Nintendo.

L’Histoire de Nintendo : la bible
Portées par le succès de leur publication principale, en 2008, les éditions Pix’n Love choisissent de sortir le premier volume d’une longue série : L’Histoire de Nintendo, des cartes à jouer aux Game and Watch. Écrit par Florent Georges avec l’aide du collectionneur japonais Isao Yamazaki, l’ouvrage a pour ambition de livrer une histoire illustrée d’une entreprise qui a marqué l’histoire, notamment avec la Wii qui trône dans bon nombre de foyers. Passionnant du début à la fin, l’ouvrage nous rappelle que la firme de Kyoto fut fondée en 1889 et était spécialisée dans l’édition de cartes à jouer à l’effigie de Napoléon. Les pages regorgent d’images surprenantes et d’anecdotes fascinantes. Porté par une passion communicative, Florent Georges captive son lecteur tout en s’appuyant sur de solides bases que ne renierait pas un historien du genre.

Traductions et Saga
Les publications inédites sont par la suite rejointes par des traductions de livres japonais ou américains. Parmi eux, Japan Arcade mania de Brian Ashcraft nous livre une plongée dans le monde des salles de jeux du Soleil levant où se mêlent joueurs acharnés, geishas et mères de famille. De son côté, la série des Grands Noms du Jeu Vidéo se distingue par leurs références et leurs photographies. La biographie de, inventeur de la Gameboy trouvera aussi facilement sa place sur l’étagère des amateurs de vie d’exception et d’esprit inventif sans commune mesure.

Après trois ans d’existence et plus de 25 publications, les éditions Pix’n Love commencent à exporter leurs ouvrages. Face à tant de passion et de contenu, on ne peut que regretter cet enracinement dans le mook, qui restera toujours un ouvrage à couverture souple. Des éditions de luxe, plus grandes et rigides seraient les bienvenues, mais marqueraient peut-être aussi une perte d’âme chez un éditeur qui a choisi de démocratiser le jeu vidéo. Après tout, emporter un ouvrage partout avec soi est le meilleur moyen pour le faire découvrir à ses amis

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