Les dés sont jetés

Mercredi 21 février, l'OL et l'AS Roma ont rendez-vous dans le cadre d'un 1/8 de finale aller de la Ligue des champions au sommet. Rassurés par leur victoire à Lille (2-1), les Lyonnais sont dans l'obligation de confirmer.

Avant de s'affronter, la Roma et l'OL se sont longuement espionné. Les deux formations ont disputé leur dernier match respectif sous le regard scrutateur de leur adversaire. Vendredi 16 février, à Lille, Franco Baldini, directeur sportif romain, était dans les tribunes du stade de Villeneuve d'Ascq. Lui qui, aujourd'hui, connaît tout du jeu lyonnais depuis quelques semaines, est reparti pour la Ville éternelle avant même la fin du match. Lille menait alors au score... Ce qui laisse à supposer que Baldini avait fait le déplacement dans le Nord de la France pour concentrer son attention sur un seul aspect du jeu lyonnais. Son travail défensif ? Son placement sur coups de pied arrêtés ? Son animation dans les couloirs ? Ses dédoublements ? Toujours est-il qu'il en avait a priori assez vu. Après coup, Jean-Michel Aulas s'en est amusé : "Nous l'avons appelé pour lui raconter la suite...". Autrement dit, Lyon aurait conté à Baldini comment il était reparti de Lille avec les trois points d'une victoire acquise dans les dernières minutes de jeu (2-1)...

Le lendemain, samedi 17 février, soit quatre jours avant le Jour J, c'était au tour de l'OL de procéder à une dernière observation du jeu romain. Et pas à moitié puisque Houllier, Lacombe et Aulas ont non seulement fait le déplacement ensemble, mais ils sont restés dans les tribunes jusqu'au terme de la rencontre entre Empoli et la Roma (1-0). Les Lyonnais ont ainsi assisté à la première défaite des Romains depuis huit matchs. Mais les trois compères sont revenus à Lyon sans avoir pu en tirer de réels enseignements. A Empoli, la Roma a, en effet, caché son jeu. Certes, elle a évolué dans son système classique du 4-2-3-1. Mais elle n'a fait entrer en jeu Taddei et Mancini qu'en seconde période et elle a laissé au repos sa charnière centrale composée de Chivu et Mexes, convalescente. Ce qui explique qu'elle ait livré son plus mauvais match de la saison et qu'elle ait vu le titre de champion d'Italie s'envoler définitivement. Vainqueur dans le même temps, l'Inter Milan possède désormais quatorze points d'avance sur Rome. L'équipe de Spalletti avait déjà la tête à son match de Ligue des champions contre l'OL. Tout laisse à penser que le 21 février, les partenaires de Francesco Totti seront fin prêts.

L'OL aussi a priori. A Lille, sans Juninho (suspendu) et Tiago (blessé), les Lyonnais ont retrouvé le sourire après leur série noire. Ils viennent d'aligner deux victoires consécutives et de porter leur avance au classement à treize points. En outre, ce succès à Lille - le premier depuis cinq ans - leur permet de poursuivre une belle série : depuis mars 2005, ils n'ont jamais perdu en Ligue 1 avant une rencontre de Ligue des champions. Lyon a fait ce qu'il fallait pour arriver à Rome avec confiance. Les dés sont jetés.

AS Rome - OL en chiffres

Stats. Les performances d'une formation sur le terrain se traduisent en chiffres. En la matière, l'avantage est indéniablement du côté lyonnais.

Victoires à domicile
Total : 48/96 matchs (50 %)
AS Rome : 2/3 (66,66 %)
OL : 2/3 (66,66 %)
A domicile, Romains et Lyonnais sont parmi les plus performants. Avec deux victoires en trois matchs, ils se situent au-dessus de la moyenne. A noter cependant que lorsque l'OL a concédé un nul à Gerland, contre le Steaua Bucarest, les Lyonnais savaient qu'ils étaient déjà assurés de terminer à la première place de leur groupe.

Victoires à l'extérieur
Total : 23/96 matchs (23,95 %)
AS Rome : 1/3 (33,33 %)
OL : 2/3 (66,66 %)
A l'extérieur, l'OL est deux fois plus performant que l'AS Rome...

Matchs nuls
Total : 25/96 (26 %)
AS Rome : 1/6 (16, 66 %)
OL : 2/6 (33,33 %)
Cette saison, en Ligue des champions, quand l'AS Rome est sur le terrain, il est rare que cela se finisse sur un nul. Ça passe ou ça casse...
Défaites
AS Rome : 2/6 matchs (33,33 %)
OL : 0/6 (0 %)
Est-ce dû à une plus grande expérience de l'OL en Ligue des champions, toujours est-il que Lyon est l'une des rares équipes invaincues sur la scène européenne, alors que, de son côté, l'AS Rome perd un match sur trois.

Meilleures attaques
2e) OL : 12 buts (2 buts/match)
10e) AS Rome : 8 buts (1,33 but/match)
Si l'AS Rome présente une attaque au bilan relativement moyen, elle le doit certainement au fait qu'en matière de décision elle se repose essentiellement sur Totti qui, avec trois buts sur huit, a inscrit 37,5 % des buts romains. Ce qui se vérifie également dans le Calcio... Quant à l'OL, lui, il s'est montré particulièrement inspiré en Ligue des champions puisqu'il n'est devancé que par le Real Madrid (14 buts).

Meilleures défenses
1er) OL : 3 buts (0,50 but/match)
4e) AS Rome : 4 buts (0,66 but/match)
En matière de maîtrise défensive, Lyonnais et Romains sont parmi les meilleurs d'Europe. A noter que les deux tiers des buts qu'ils ont concédés l'ont été à l'extérieur.

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