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Coupe de France : un titre et des anecdotes

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AMBIANCE – Retour sur la victoire des joueurs de l'OL en finale de la Coupe de France. Côté coulisses.

Samedi. Il est 1h du matin. Le Stade de France est quasi désert. Les coéquipiers d'Hugo Lloris décident de revenir sur la pelouse et se mettent à danser (voir vidéo en fin d'article). Une demi-heure plus tard, dans la zone mixte -lieu de rencontres entre joueurs et médias – il reste à peine cinq journalistes ... Et une musique en vogue au sein du vestiaire lyonnais retentit depuis un parking de l'enceinte de Saint-Denis. Le bus de l'OL est toujours là. Musique à fond, cries de joie, cette victoire en finale de la Coupe de France contre Quevilly est célébrée comme il se doit. Quelques minutes avant cette fiesta dans le bus, on assiste à une scène coquasse. Pensant la salle de presse vide, Rémi Garde s'avance et s'arrête net. L'entraîneur rhodanien a repéré une pancarte aux couleurs de la Coupe de France qui l'intéresse. Un objet souvenir qu'il demande à Xavier Pierrot, responsable de la billetterie de l'Olympique lyonnais, d'aller discrètement décrocher.

"Tu m'appelles quand tu veux !"

Les Lyonnais ont savouré la victoire tout au long de la soirée. Jusqu'au bout de la nuit. Malgré un contrôle anti-dopage inopiné, ils s'arrêtent quasiment tous devant les micros et caméras. Exprimant leur joie et leur satisfaction de remporter un trophée. Chacun à sa manière. Yoann Gourcuff adopte la posture du tacticien en expliquant que Quevilly a posé pas mal de difficultés aux Gones dans le jeu. Clément Grenier, lui, évoque volontiers un énorme plaisir de ramener une coupe à la maison. Quant à Maxime Gonalons, un brin hilare et toujours aussi spontané, il se permet un petit aparté à notre égard : "Toi, tu m'appelles quand tu veux." Le monde à l'envers. Pour la petite histoire, le milieu de terrain lyonnais tient depuis le début de la saison, une chronique sur lyoncapitale.fr que nous devions remettre au goût du jour depuis quelques semaines.

Maillot pour Sarko, petite pique pour Hollande

Jean-Michel Aulas a prévu son coup. Depuis l'annonce du projet de François Hollande de taxer 75 % des revenus des footballeurs au-delà de un million d'euros annuel de salaires, le président de l'OL répète à l'envi que la proposition du candidat PS va faire fuir les stars du football de France. D'humeur badine, il profite de l'occasion pour faire passer à nouveau son message. A sa façon. JMA révèle avoir offert le maillot de Lisandro à Nicolas Sarkozy. "J'ai offert ce maillot au président de la République car je ne suis pas sûr de pouvoir garder Licha la saison prochaine. Enfin si François Hollande décide de mettre à exécution son idée. Quand on s'est trompé, je crois qu'il faut le dire haut et fort, les sportifs comme les artistes quand on veut les garder, il faut les rémunérer".

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"Demain, nous serons champions d'Europe"

Dimanche, vers 16h30. De retour à Lyon, les joueurs de l'OL présentent au pied de l'Hôtel-de-ville la Coupe de France aux Lyonnais. Gérard Collomb qui espère que "Lyon redevienne le grand club qu'il a été" va à la rencontre de Yoann Gourcuff. "Tu as été très bon hier (samedi). Franchement, tu as été très fort", insiste le maire de Lyon. La bande à Rémi Garde salue chaleureusement les 3000 supporters lyonnais qui se sont massés sur la place de la Comédie, 5 000 selon le service de presse de la mairie. "C'est quelque chose de magnifique, confie Bernard Lacombe. Cette coupe représente beaucoup et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'émotion de pouvoir fêter ce titre avec les Lyonnais." Jean-Michel Aulas, dans une forme olympique, se saisit du micro et harangue la foule. "Nous sommes le meilleur club de France ! Nous avons le meilleur public de France dans la plus belle ville de France ! Et demain, nous serons champions d'Europe !" Après quatre ans de disette, l'OL a retrouvé le chemin de la victoire. Et n'a pas manqué de fêter ce succès en Coupe de France. Le 16e titre depuis 2001.

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