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Championnats du monde de basket : le bilan mitigé des "Asvéliens"

La déroute face à la Turquie (77-95) aura précipitamment renvoyé l'équipe de France de basket à la maison. Et avec elle ses pensionnaires "asvéliens". Il n'y a donc désormais plus de Villeurbannais aux Championnats du monde. L'heure du bilan est donc venue pour chacun.

Cette année, aux championnats du monde de basket, l'ASVEL comptait pas moins de trois représentants : Mickaël Gelabale, Edwin Jackson et Angel Daniel Vassallo. Et même quatre, si l'on inclut Ali Traoré, qui appartient désormais à Rome (mais fait toujours un peu partie de la famille). Plus, bien entendu, l'entraîneur Vincent Collet. Certes, c'est peanuts par rapport à certains clubs européens (dont même l'homme d'entretien peut trouver le moyen d'être titulaire pour une "petite" nation) mais c'est déjà pas mal. Sauf qu'après juste un peu plus d'une semaine de compétition, tout le monde est déjà rentré à la maison (ce qui, dans l'optique de la préparation de l'ASVEL, n'est pas une si mauvaise nouvelle). S'ils y ont connu des fortunes individuelles et collectives diverses, les "Asvéliens" ne garderont sans doute pas un grand souvenir de championnats achevés en eau de boudin pour tout le monde.

AD Vassallo

C'est sans doute le Portoricain qui a été le plus régulier des pensionnaires de la maison verte. Deuxième marqueur (15,2 points), mais aussi troisième rebondeur et passeur d'une équipe diminuée par les blessures, Vassallo a porté Porto-Rico avec une régularité précieuse mais vaine. Outsider sérieux, Porto-Rico a ainsi failli battre la Grèce puis la Turquie mais s'est inexplicablement effondré face à la très faible Côte d'Ivoire pour se voir sortir prématurément au premier tour. Espérons qu'Angel passera ses nerfs sur les défenses adverses cette saison.

Mickaël Gelabale

Auteur de deux matches d'anthologie face à l'Espagne et le Liban (16 et 18 points), Gelabale était bien parti pour tout casser (à tel point que les rumeurs l'annonçant de retour en NBA commençaient à poindre). Sans jamais démériter l'ex-Choletais est ensuite rentré dans le rang (11, 2 pts de moyenne), à l'image d'une équipe de France en pleine décomposition (3 points contre l'ogre turc). A l'origine de la gueulante ayant suivi la défaite contre la Nouvelle-Zélande, Mick aura été l'un des rares à ne pas lâcher et un vrai leader. Autre bonne nouvelle : il est en forme !

Edwin Jackson

Edwin était là pour deux choses : jouer les utilités (0,8 pts de moyenne) et apprendre. Et le cas échéant rentrer un ou deux shoots, sa spécialité. Ce qu'il ne fit que contre le Liban (5 points à 100 %). Nanti de quatre minutes de jeu en moyenne, c'est déjà pas mal. En vue de la saison à venir, le fils de Skeeter Jackson aura au moins pu emmagasiner pas mal d'expérience au contact des meilleurs.

Ali Traoré

On l'a dit, il n'est plus "Asvélien", mais difficile de l'oublier. Ali, à qui était confié les clés du jeu offensif intérieur français aura traversé ces championnats comme une ombre. Pourri par les fautes ou incapable d'enchaîner ses fameux mouvements vers le panier, « le Magicien » s'est dit en proie à des problèmes extra-sportifs dont il n'a pas souhaité parler. Problème : ils ont rejailli sur tout le jeu intérieur de l'équipe de France. On lui souhaite meilleure fortune au Virtus Rome, coaché par une vieille connaissance : l'ex-coach de l'Asvel (2001-2002) et entraîneur du bourreau turc, Boscia Tanjevic. Il y sera entre de bonne mains et retrouvera sans doute les siennes.

Vincent Collet

Le moins qu'on puisse dire c'est que Vincent Collet a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il avait, eu égard aux nombreuses et prestigieuses absences dont l'équipe de France a fait les frais (Tony Parker, Joakim Noah, Ronny Turiaf, Mickaël Piétrus, soit un quasi cinq majeur). L'entraîneur des Bleus et de l'ASVEL a comme d'habitude basé sa stratégie sur la défense, faute aussi de talents offensifs suffisants. Si cela a porté ses fruits contre l'Espagne, c'est aussi par là que l'équipe de France s'est effondrée : contre la Lituanie en cours de match, puis contre la Nouvelle-Zélande et la Turquie (avec 95 points encaissés). On a même parfois eu l'impression que son message ne passait plus. Notamment, quand les joueurs, incapables de tenir mentalement, ont semblé prendre l'initiative d'une défaite volontaire et calculée face aux Néo-Zélandais quand lui s'y était toujours refusé. Mais au moins Vincent Collet aura-t-il trouvé en Mickaël Gelabale un capitaine fidèle à ses valeurs, ce qui contribuera à rendre plus facile la préparation de l'ASVEL. En espérant que le club villeurbannais aura moins à souffrir que l'an dernier de l'absence estivale de son coach.

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