Champion de France avec le FC Barcelone ?

Dimanche 17 mai avait lieu, à la Croix-Rousse, la finale régionale de Pro Evolution Soccer (PES League), avec la compétition reine sur PlayStation 3. L'originaire de Béziers a validé son ticket pour la finale nationale, qui se déroulera à Paris au Stade de France, le 6 septembre prochain. Interview.

Lyon Capitale : Préfèrez-vous jouer au football réel ou virtuel ?

Julien : Le football réel est une déception. J'ai connu de nombreuses blessures, notamment à la cheville. J'ai toujours préféré évoluer sur un vrai terrain, mais aujourd'hui c'est fini. Quand il n'y plus les jambes, il reste PES.

Comment est née l'idée de participer à ces tournois virtuels ?

Cela a commencé en jouant contre mes voisins à Béziers, où tout le monde aime le football. J'ai su après, par l'intermédiaire du magasin Micromania, qu'il existait des compétitions. Mon premier tournoi s'est bien passé. A partir du moment où j'ai réalisé que je pouvais gagner, j'ai enchaîné.

A quelle fréquence vous entraînez-vous à PES ?

Il faut beaucoup s'entraîner. Jouer une heure par jour est le minimum.

Pour progresser est-il préférable de jouer contre la console ou un ami ?

La console est une intelligence artificielle. Par conséquent, il ne faut jamais jouer contre la machine car, en tournoi, l'adversaire est humain. La clé est de s'adapter au concurrent, donc s'entraîner contre l'ordinateur ne fait pas trop progresser. En général, la préparation se déroule contre des amis ou des ennemis de compétitions (rires).

Considérez-vous PES comme une drogue ?

Je dirai plutôt que la victoire est une drogue. J'ai toujours envie d'aller plus loin, pour être le meilleur. Le prochain rendez-vous au Stade de France permet au champion de France de participer automatiquement aux Championnats d'Europe. En 2007 lors de mon titre, je suis parti à Séville. Ce fut très agréable.

Quelles sont les récompenses pour le champion de France ?

Le trajet à Paris, au Stade de France, est remboursé par Konami. Le champion est aussi présent dans le livret du jeu PES de la saison en donnant ses conseils à plus d'un million de joueurs.

Avez-vous un petit secret à PES ?

Un don plutôt (rires). Dans la vraie vie de footballeur, j'étais un dribbleur. Je n'avais pas trop envie de faire des passes aux coéquipiers, donc je la gardais pour moi. A PES, c'est pareil. J'aime bien faire croire que je fais des passes, mais en fait je réalise des petits dribbles pour arriver plus facilement devant le but, à la manière de Maradona, mon idole.

Quelle est votre équipe fétiche sur la console ?

Chaque année je change d'équipe. Pour l'année du sacre ? J'évoluais avec l'Inter de Milan de Zlatan Ibrahimovic, un joueur à la puissance de dribble énorme. Aujourd'hui, j'affectionne particulièrement le FC Barcelone. Lionel Messi est énorme dans le jeu, il me va bien car c'est un dribbleur.

Propos recueillis par Vincent Serrano

à lire également

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut