“Urbain” Collomb a bien fait une accolade à Benalla selon la préfecture

Le Canard enchaîné a publié ce mercredi une note de la préfecture de police sur la présence d’Alexandre Benalla lors du défilé du 1er mai. Une note qui précise que, le soir de ces événements, Gérard Collomb aurait adressé une accolade au collaborateur de l'Élysée dans la salle d’information et de commandement de la préfecture.

Dans une note confidentielle rapportée ce mercredi par Le Canard enchaîné, on apprend que “M. Benalla est venu le soir [du 1er mai] à la salle d’information et de commandement [de la préfecture]. Il a fait l'accolade au ministre de l'Intérieur venu saluer les effectifs qui sécurisaient la manifestation du 1er mai.” Cette note, à en-tête de la préfecture de police, détaille les violences commises par Alexandre Benalla durant la manifestation du 1er mai et son rédacteur a pris le soin de notifier ce salut entre les deux hommes. Elle figure désormais dans le dossier de l'instruction ouverte le 22 juillet à l'encontre du chargé de mission de l'Élysée.

Questionné sur le sujet ce lundi par la commission d'enquête, Gérard Collomb a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne connaissait pas Alexandre Benalla. Concernant l'accolade, le ministre de l'Intérieur a répondu : “J’ai sans doute salué cette personne. Moi, j’ai coutume d’être urbain.” Les députés insistant, l'ancien maire de Lyon s'est énervé : “Dans la salle de commandement, il y a quatre-vingts… quarante personnes, vous croyez que je connais personnellement chacun ?” a-t-il lancé. Si Gérard Collomb maintient qu’il ne connaît pas Alexandre Benalla, ce dernier connaissait Jean-Marie Girier, chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et collaborateur de ce dernier à la ville puis à la métropole de Lyon à partir de 2012 comme nous l’écrivions ce lundi.

Lire aussi : “En Marche : Jean-Marie Girier a refusé l’achat d’armes à Benalla”

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Lors de son passage au ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb a été sanctionné de la moitié de ses indemnités de conseiller métropolitain à cause de son absence. Une “amende” qu'il a compensée en trouvant une nouvelle source de revenus au sein du Sepal. Le maire de Lyon aura ainsi reçu 9149€ en 2018 dans un syndicat mixte où il ne siégeait pas.
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