Lyon ne rugit plus la nuit

La soirée Lyon rugit la nuit qui, depuis plus de dix ans, mettait en avant les artistes de la région (Prohom, Meï Teï Shô, Brain Damage, ce genre) a totalement disparu du programme. La raison ? Une certaine lassitude des spectateurs liée au fait du développement, ces dernières années, de petites salles de concert invitant régulièrement des artistes du cru. " Le public ne se déplace plus à Fourvière pour voir des groupes qu'il a l'occasion de voir toute l'année " analyse Marc Cardonnel, secrétaire général du festival. En effet, l'an dernier, certains musiciens - jouissant pourtant d'une jolie renommée - ont eu la désagréable mésaventure de se produire dans un théâtre quasi-vide.

Lyon rugit la nuit a donc fait son temps. Pour autant, le festival a trouvé une solution pour continuer à soutenir les artistes locaux : les programmer en première partie d'artistes confirmés. Ainsi, cette année, les folkeux de Coming Soon introduiront les Cocorosie tandis que Carmen Maria Vega ouvrira le concert de Pauline Croze. De leur côté, les élèves du conservatoire de région auront la lourde tâche d'accompagner Benjamin Biolay.

MG

1 partout, vive le centre !
Deux centristes emportent les partielles de dimanche. Mais un pour le compte de la droite, l'autre pour le compte de la gauche. La droite gagne la législative partielle de Givors, avec Raymond Durand (Nouveau Centre). La gauche gagne la cantonale partielle de Lyon 5e, avec Thomas Rudigoz (Modem). A Givors, il n'y aura donc pas eu "d'effet Ségolène", venue soutenir Jeff Gagneur mercredi dernier. Dans l'entourage du candidat socialiste, on estime que ce sont les voix communistes à Givors qui ont manqué. Nicolas Sarkozy peut en tout cas se réjouir de conserver cette circonscription "girouette", qui a toujours été du côté du pouvoir. Signe peut-être que le rejet dans l'électorat n'est plus aussi fort, depuis que le Président a mis en sourdine le côté bling-bling.

Collomb, centriste heureux
A Lyon, l'homme heureux, c'est Gérard Collomb. Il a réussi son pari d'une ouverture au centre en faisant élire Thomas Rudigoz (Modem) dans le fauteuil laissé vacant par Michel Havard (UMP). L'épisode a confirmé le leadership politique de Collomb sur l'agglomération. Il a convaincu le PS de le suivre, ainsi que tous les groupes politiques de sa majorité. Le PC a fait de la résistance en refusant d'appeler à voter Modem au second tour. Mais les élus communistes ont, eux, appelé à voter Rudigoz.

Collomb rassemble à Lyon...
Après Jean-Louis Touraine, Jacky Darne se dit sur la ligne de Collomb. L'ancien député-maire de Rillieux confie en effet "soutenir les démarches de Collomb" en vue du congrès de Reims du PS.

...et se fait allumer à Paris
"Je n'ai aucun problème avec Gérard Collomb. On s'entend bien. La seule chose qui pour l'instant nous sépare au sein du PS : moi, j'ai écrit un livre, lui, on ne sait pas où il va". A en croire le Progrès, Bertrand Delanoë, maire de Paris, n'a visiblement pas apprécié la prise de position de Collomb contre "la guerre Delanoé-Royal."

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David Kimelfeld en meeting à Lyon © Antoine Merlet
Ce mercredi soir, David Kimelfeld tenait son premier meeting officiel en tant que candidat à la présidence de la métropole. Trois jours après le choix de La République en Marche d'investir Gérard Collomb, l'actuel président de la métropole a apporté la preuve que sa dynamique n'était en rien émoussée. Il a réuni autour de lui près de 1 000 personnes.

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