Les fumigènes étaient de sortie devant la mairie de Lyon, pour accompagner la Marseillaise. (Photo Hadrien Jame)
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Les écolos sont-ils de bons employeurs ?

Depuis quelques semaines, la majorité écologiste multiplie les gestes à destination des agents de la Ville de Lyon : hausse des salaires, congé paternité allongé ou prime inflation. Des mesures qui visent aussi et surtout à susciter des vocations à l’heure où 10 % des postes sont vacants.

Le père Noël était en avance, à l’heure et en retard pour les fonctionnaires de la Ville de Lyon cette année. Ces trois derniers mois, ils ont bénéficié de gestes de la majorité écologiste avec qui les rapports ont longtemps été compliqués. En novembre, ils ont touché une prime inflation (entre 300 et 800 euros pour un coût total de 6 millions d’euros). En décembre, le congé paternité a été rallongé à dix semaines et un congé menstruel a été mis en place pour les salariées. Et l’année commence avec l’annonce d’une hausse de la grille indemnitaire qui débouchera sur une hausse de salaire de 100 euros brut par mois, chiffrée à 10 millions d’euros supplémentaires par an. “Ce n’était pas voulu d’enchaîner ces annonces. Il n’y a pas d’opportunisme politique derrière. Il y a eu des effets d’aubaine. La prime inflation a été proposée par le gouvernement et c’était le moment puisqu’elle n’existera pas en 2024. Et puis nous avons pu augmenter nos agents, car nous avons beaucoup de postes vacants que nous ne payons pas chaque mois et nous pouvons donc, sur du court terme, redéployer ces sommes vers nos salariés”, explique Laurent Bosetti, adjoint Insoumis à la promotion des services publics à la Ville de Lyon. “On note une amélioration du dialogue social. Il faut se rappeler que la hausse des impôts pour les Lyonnais devait amortir une crise énergétique qui n’a pas eu lieu et c’est aussi ce qui a permis de débloquer des fonds”, note Sébastien Douillet, secrétaire général de la CGT Ville de Lyon. D’autres syndicalistes ne peuvent s’empêcher de voir une arrière-pensée électoraliste derrière ces coups de pouce. “Les agents municipaux sont les premiers ambassadeurs des politiques publiques menées par la majorité. S’ils sont mal, ils peuvent ne pas les assumer correctement ou exprimer aux usagers qu’ils rencontrent leur mal-être. Ce sont aussi des électeurs. La Ville emploie plus de 8 000 agents même si tous ne vivent pas à Lyon. Les écologistes ont mis trois ans à le comprendre”, souffle un responsable syndical.

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