David Kimelfeld, avec Thomas Rudigoz (au centre) et Jean-Louis Touraine (à droite), au grand débat sur les européennes organisé par Lyon Capitale et Sciences Po Lyon, le 22 mai 2019 © Antoine Merlet
David Kimelfeld, avec les députés LREM Thomas Rudigoz (au centre) et Jean-Louis Touraine (à droite), au grand débat sur les européennes, le 22 mai 2019 © Antoine Merlet
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Leçons des européennes à Lyon : David Kimelfeld en Marche toute

Un temps courtisé par la gauche, le président de la métropole a profité de la campagne des européennes désertée par Gérard Collomb pour tenter de verrouiller son investiture par LREM.

Cet automne, David Kimelfeld laissait la porte ouverte aux socialistes. Depuis le retour à Lyon de Gérard Collomb, il a tourné le dos à un parti dont il fut pendant quelques années le premier secrétaire fédéral. Pour remporter la primaire qu’il livre à Gérard Collomb. “Il a un positionnement plus social en tant que président de la métropole, mais il ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt des députés LREM qui sont avec lui. Lors des européennes, il a fait acte d’adhésion à la liste Renaissance, il a distribué des tracts, parlé lors des meetings. Il a choisi de s’étiqueter En Marche, nous n’avons plus de raisons de discuter avec lui”, tranche le nouveau premier secrétaire fédéral du PS, Yann Crombecque.

Stratégie avec le PS

Dans sa stratégie, David Kimelfeld espère pour sa part renouer avec ses anciens camarades à la faveur d’un second tour à Lyon. Pour la métropole, il travaille sur une stratégie de rassemblement plus précoce. S’il venait à être investi par son parti, il réfléchit sérieusement à l’idée de faire une liste commune avec le PS à Villeurbanne et dans la circonscription de Vaulx-en-Velin. Dans les deux cas, il est prêt à laisser la tête de liste à ses anciens camarades : Jean-Paul Bret et Hélène Geoffroy. Leurs appareils respectifs pourraient toutefois avoir du mal à valider un tel scénario.

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