HCL, musée des Confluences : les deux nominations politiques de Kimelfeld

David Kimelfeld vient de laisser sa place au sein du conseil de surveillance des Hospices civils de Lyon (HCL) à Georges Képénékian avec la volonté que ce dernier en reste le président. Un choix politique dirigé vers Gérard Collomb, ce poste étant d'habitude réservé au maire de Lyon.

Dans un communiqué, David Kimelfeld a fait part de son intention de laisser sa place au conseil de surveillance des Hospices civils de Lyon (HCL) au profit de Georges Képénékian. Ce dernier était devenu président de cette institution au moment de son élection à la mairie de Lyon. Il avait remplacé Gérard Collomb à la tête des HCL. Cependant depuis le retour à Lyon de l'ancien ministre de l'Intérieur sa présidence n'était plus assurée.

C'était sans compter David Kimelfed, qui souhaite visiblement que Georges Képénékian, chirurgien de profession, garde cette fonction. “Sous réserve du vote le mardi 18 décembre du Conseil de surveillance des HCL, je souhaite ainsi offrir à Georges Képénékian l’opportunité de poursuivre une présidence saluée par tous”, a souligné le président du Grand Lyon dans son communiqué. Un pied de nez à Gérard Collomb puisqu'il est de coutume que ce soit le maire de Lyon qui préside les Hospices civils de Lyon.

Asseoir le poids politique du Grand Lyon

Compte-tenu des implantations et des projets que nous partageons avec les HCL, qu’un vice-président de la métropole de Lyon puisse les présider, en la personne de Georges Képénékian, serait un gage d’une coordination efficace pour atteindre les ambitions que nous portons ensemble pour notre territoire au service de nos concitoyens : qu’il s’agisse de stratégie sur les sciences de la vie, le sanitaire et le médicosocial, qu’il s’agisse d’attractivité ou d’emploi”, a justifié David Kimelfeld. Ce dernier a d'ailleurs élargi le portefeuille de vice-président de Georges Képénékian, qui en plus de la Politique de la ville sera désormais chargé des Sciences de la vie.

Visiblement désireux d'asseoir le pouvoir de la métropole face à celui de la mairie de Lyon, le maire du 4e arrondissement a aussi assuré qu'il “proposera prochainement la candidature de Myriam Picot (vice-présidente à la métropole déléguée à la Culture, NDLR) à la présidence de l’Établissement public de coopération culturelle du musée des Confluences”. Un choix pas anodin non plus. Les relations entre Gérard Collomb et la maire du 7e arrondissement de Lyon ne sont plus ce qu'elles étaient. Son nom était même cité parmi les potentiels traîtres au maire de Lyon le jour de sa réélection en novembre dernier.

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