Grève des éboueurs : le Grand Lyon procède à "un chantage inacceptable"

Une partie des poubelles n'est plus ramassée depuis ce lundi matin dans les 3e, 4e, 6e et 7e arrondissements de Lyon, ainsi que dans une partie de Villeurbanne et dans 12 communes du Grand-Lyon. Explications (papier actualisé à 14h15).

Une partie des éboueurs de la régie publique du Grand-Lyon, 500 agents chargés du ramassage des ordures à Lyon 3e, Lyon 4e, Lyon 6e et Lyon 7e ainsi que dans une partie de Villeurbanne et dans 12 communes du Grand-Lyon, est en grève depuis ce lundi matin 5h30. Les syndicats parlent de 75 % de grévistes, le Grand Lyon en dénombre 38 % en moyenne sur les trois dépôts du Grand-Lyon (33 % à Gerland, 40 % en moyenne sur les deux dépôts de Villeurbanne). "Le Grand Lyon a fait appel à des intérimaires qui sont partis avec quelques camions", déplorait ce matin Myriam Camusso, secrétaire générale du syndicat FO au Grand Lyon.

Un samedi sur deux accordé aux agents : "une promesse de 2003" déplore FO

Un rendez-vous était prévu ce matin entre les syndicats (CGT, CFTC, FO, FA/FTP, UNSA, UGICT/CGT) et la direction de la propreté du Grand-Lyon à 10h00 pour essayer de débloquer la situation. Les grévistes emmenés par l'intersyndicale demandent toujours l'abandon du projet de privatisation de la collecte aux centres-villes de Lyon et Villeurbanne prévue pour octobre prochain. Gérard Collomb leur a promis vendredi qu'un samedi sur deux de repos leur serait accordé s'ils votaient la reprise du travail. "Cette condition figurait déjà dans l'accord signé en 2003 avec les syndicats, ils avaient neuf ans pour l'appliquer et ils ne l'ont pas fait" explique Myriam Camusso (FO). La syndicaliste FO parle d'"un chantage inacceptable" de la part du Grand-Lyon.

Le préavis de grève des éboueurs du public est reconductible et illimité. Ils décideront demain matin lors d'une nouvelle assemblée générale s'ils poursuivent ou non la grève.

Lire aussi : Grève des éboueurs : Grand-Lyon et syndicats s'empoignent sur la transparence

et Vers une grève des éboueurs à Lyon

à lire également
Après l'attaque de Strasbourg qui a fait trois morts et treize blessés, Gérard Collomb a présenté le dispositif de sécurité du marché de Noël à Lyon. Il est également revenu sur les Gilets jaunes, appelant "à la retenue" dans le contexte actuel. 
4 commentaires
  1. Yvan, de Lyon - 12 mars 2012

    Depuis 2003, la direction devait appliquer une clause d'un accord ?!Je serait tenté de dire, rien d'étonnant au pays de l’esbroufe et de la girouette !Les agents des HCL, apprécieront le zèle avec lequel leur direction (les mêmes politiques) leur ont supprimer des primes, au prétexte que la Cour Régionale des Comptes le leur demandait.En résumé, quand il s'agit de mettre en place un avantage, tiré d'un accord, ils s'en foutent.Quand il s'agit de faire des profits financier immédiat, sur le dos des salariés (retrait des primes), ils n'hésitent pas une seconde !Dire qu'il y a des ouvriers et précaires qui votent pour ces gens-là. Voila ce qu'on appelle un retour de bâton.

  2. pépito69 - 12 mars 2012

    vasy Myriam défonce tout avec pépito

  3. levrai pepito - 12 mars 2012

    Bonjour, qui s amuse ?à nous mettre en avant (vasy Myriam défonce tout avec pépito) quand nous avons des choses à dire on les dit sans (défoncer), mais asse calmement .ce lui ou celle qui a dit cela, doit parler en sa personne merci d être correcte. Pour le contribuable de Lyon et Villeurbanne qui connaisse de jà et subisse le ramassage des ordures ménagère par des entreprises privées avons-nous payée les taxes moins cher de puis ? (non, mais moins de service oui.)Gardons le service public !!!!!!!!! Donnons pas notre argent a des groupe prive qui pence à remplir leur poches. On vous dit le prive est moins chères faux. De puis 30 ans l’eau augmentée de 240/cent, EDF et GDF on ne peu même plus ce chauffer, trop chères. Les transports, la poste et les banques qui s’engraissent avec notre argent. Revenons au publique, comme l’eau dans certaines ville reprise par la commune revient déjà moins chère au contribuable.

  4. webmasteur - 20 mars 2012

    Nous vous rappelons qu'usurper l'identité de quelqu'un dans le but de lui faire tenir des propos pénalement répréhensibles, peut être considéré comme un délit.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut