Front de Gauche : Mélenchon rassemble ses troupes

Il a évoqué aussi ses ambitions pour les élections européennes de juin et l'avancement de son projet 'Le Front de Gauche pour Changer l'Europe.'

Un front de gauche pour remporter les européennes ? C'est le rêve de Jean-Luc Mélenchon. Il veut, selon ses termes, ' faire plier la droite, battre le PS. ' Pour lui, l'histoire de la gauche qui s'écrit, c'est 'la gauche la plus ridicule qui considère que son électorat est un patrimoine acquis, qui balance entre les réformistes qui ne réforment rien et les révolutionnaires qui ne font pas de révolution.' Lui, son parti, il souhaite qu'il soit bâti sur l'audace et le volontarisme politiques. Prochain rendez-vous politique : les européennes en juin. Mais le temps presse. Plus que trois mois pour faire campagne et pour mobiliser les troupes à gauche. Pourtant, pas de grand engouement pour ce front de gauche : quelques élus qui assurent soutenir le projet mais pas de pacte clair entre les petits partis à gauche du Parti Socialiste.

Objectif : retirer le traité de Lisbonne

L'objectif du sénateur de l'Essonne pour ces élections européennes est clair : empêcher la ratification du Traité de Lisbonne et même le faire retirer. 'Ces élections européennes sont un réferendum sur le traité et un référendum sur Sarkozy, parce que la politique intérieure, c'est ce qui intéresse avant tout les électeurs, même pour ces élections-là,'explique-t-il. Jean-Luc Mélenchon redoute l'abstention et souhaite appeler le plus grand nombre à voter. Même s'il refuse la stratégie du Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) d'Olivier Besançenot qui dit, que les élections sont à l'avantage de ceux qui les organisent et qu'il ne sert à rien d'aller aux urnes, Jean-Luc Mélenchon souligne bien qu'il s'agit de s'unir pour faire front pour cet événement politique.

Un front pour tous mais chacun pour soi

Mais pour lui, chaque parti doit rester distinct des autres, il ne s'agit pas d'une fusion. Il voit ces élections comme le moyen d'une émulation politique et sociale, prévoit déjà que le nombre d'adhérents à son parti (4000 à ce jour selon les estimations du Parti de Gauche) double dans les prochains mois avec les débuts de la campagne. Mais comment fera-t-il pour éviter une dispersion idéologique de toutes ces nouvelles recrues ? Un vrai défi pour une réflexion politique qui se construit avant tout dans l'opposition. Opposition au modèle social-démocrate, aux écologistes, au parti socialiste français, aux gauchistes... Bien sûr, Jean-Luc Mélenchon affirme qu' 'il n'est pas raisonnable de construire un parti dans la confrontation avec les autres' et ajoute qu'il prône quatre choses : 'le partage des richesses, la refonte de la République, la rupture avec le Traité de Lisbonne et la planification écologique'. De belles idées mais reste à voir si elles rassembleront au-delà du seul Parti Communiste.
Marine Badoux

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