Fin d'année au Grand Lyon

L'UMP critique : " Vous avez laissé enfler les dépenses de personnel. Vous avez augmenté la fiscalité. Les réalisations sont celles lancées sous l'ancien mandat ". Puis met en avant la saleté de la ville et l'absence de grands projet. Yvon Deschamps prend al défense du PS : " Il n'y a pas eu d'effet ciseau tant redouté par l'opposition ". Il souligne la grande dépendance du budget aux dotations de l'Etat. Et souligne que la bonne gestion de la dette a permis une stabilisation. Enfin Jacky Darne, vice-président chargé des finances fait remarquer que les choix budgétaires ont reflété la diversité de cette majorité "Si le groupe PS avait eu la majorité absolue, le budget aurait été différent. Heureusement qu'il y a d'autres groupes dans la majorité. " Un budget sans véritables enjeux, puisque il ne peut pas prendre en compte les projets qui seront validés par les électeurs lors des prochaines municipales.

Lucullus dîne chez Lucullus
Celui qui parle le mieux du bilan de Collomb, c'est Collomb lui-même. Une fois de plus le président du Grand Lyon retrace les réalisations de son mandat  : +22,8 % de création d'entreprise,
un grand nombre de pôle de compétitivité, un niveau d'investissement passant à 900 millions d'euros en 2008 alors qu'il était de 140 millions en 2001. Il vante la création de l'Université de Lyon " l'Université était éclatée au début du mandat. Dans les classements internationaux, nous n'apparaissions même pas. Aujourd'hui, l'université de Lyon existe". Il défend sa politique d'urbanisme social  : " Nous avons cassé la phase de ségrégation et de ghettoïsation dans laquelle était engagée notre agglomération. " Il rend hommage à la diversité de son exécutif et remercie toutes les composante d'avoir une majorité constante. " Lyon et l'agglo ont fait un bon en avant considérable et moi je suis fier de ce mandat ".

Micro-climat
Le Conseil du Grand Lyon vote un "Plan Climat Territorial " qui devrait impacter fortement les projets futurs. A l'horizon 2020, l'émission de CO2 dans l'agglo devront avoir baissé de 20 %, de même que le consommation d'énergie. Cela suppose des efforts sur les transports et notamment la mise en place du réseau REAL (RER lyonnais), la révision du SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) allant vers un " urbanisme de proximité " et la généralisation des objectifs de développement durable dans l'habitat.

Des déchets propres et mieux rangés
Le Grand Lyon a approuvé le plan stratégique de gestion des déchets. il s'agit de réduire encore les déchets à la source, d'optimiser le tri sélectif et le traitement des déchets ultimes. Par exemple le compostage individuel sera promu. C'est l'occasion de trois interventions marquantes. celle de Jeanne d'Anglejean (Millon) qui affirme bizarrement que le tri sélectif augment le nombre de camions circulant, alors qu'au contrire le volume de déchets par habitants baisse. Jacky Darne (PS) qui donne les chiffres : en 1999 on produisait 444 kg de déchets par habitants dans le Grand Lyon. Aujourd'hui, c'est seulement 430. et jean-Luc Da Passano (Synergie) qui souligne l'amélioration du tri sélectif . Il y avait 47 % de rejet (erreur de poubelle) en début de mandat, on est aujourd'hui à 29 %, proche de l'objectif national de 20 %.

A89
Tout le monde est d'accord ou presque, c'est non. Le Grand Lyon s'oppose au projet de liaison A89-A6 et le fera savoir à la commission d'enquête. Le raccordement actuel aurait pour conséquence de faire aboutir le trafic routier de la future A89 sur l'A6, donc à terme d'engorger encore davantage un axe qui pénètre à l'intérieur de Lyon. L'A6 totalise déjà environ 14 000 heures*kilomètres de bouchon par an. Résultats si le projet était retenu quand même : une augmentation du nombre de véhicules et donc de la pollution, une concurrence nouvelles pour les lignes ferroviaires de l'Ouest lyonnais pour lesquels une rénovation de 300 millions d'euros est programmée. Enfin le tracé impacterait le Bois d'Ars, classé site inaltérable. Projet incompatible avec les objectifs de développement durable. Le Grand Lyon préconise un tracé qui revienne à une arrivée de l'autoroute vers Anse. Unanimité du Conseil sur cette délibération. Sauf l'UMP qui se désolidarise.

Petite musique
Guilleret, Yvon Deschamps attaque son intervention, par un étrange : " quelqu'un m'a dit... ", puis il enchaîne encore plus bizarrement sur " Serait-il possible qu'un jour ..l'opposition reconnaisse des vertus à un budget communautaire ", et de se lancer dans une digression à laquelle personne ne comprend rien : " la chanson c'est la chanson et la politique c'est la politique ". Enfin il lâche le morceau " j'avais fait le pari avec quelques amis de glisser une allusion aux amours présidentielles ". Une voix : " Jaloux ! ". Décryptage, il s'agit d'une chanson de Carla Bruni où l'on trouve ces paroles :

" Quelqu'un m'a dit que
Tu m'aimerais encore,
Serait-ce possible alors ?"

AM,PG

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