Collomb ministre, son opposition ironise sur son bilan lyonnais

Stéphane Guilland, le chef de l'opposition à Gérard Collomb à la Ville de Lyon, commente la nomination du maire de Lyon au ministère de l'Intérieur en rappelant ses positions parfois contradictoires sur le thème de la sécurité.

Au-delà des félicitations républicaines d'usage, Stéphane Guilland, président du groupe Les Républicains à la Ville de Lyon, ironise sur la nomination de Gérard Collomb à la tête du ministère de l'Intérieur : "il avait l'habitude de se cacher derrière son petit doigt pour expliquer que la délinquance à Lyon n'était pas de sa faute mais de celle de Nicolas Sarkozy qui avait supprimé des postes entre 2007 et 2012". L'élu du 8e arrondissement note aussi que face à l'un des chantiers qui attend le ministre Collomb la tâche sera ardue : "en fin d'année, c'est à Lyon qu'ont eu lieu les plus grosses manifestations de policiers en colère". Stéphane Guilland rappelle aussi que Gérard Collomb a été l'un des derniers maires de France à armer sa police municipale. Il pointe aussi des échecs dans sa politique de prévention des actes de délinquance : "il a longtemps expliqué que la lutte contre la délinquance passait par la rénovation urbaine des quartiers mais je note que deux quartiers qui ont été restructuré, la Duchère et Mermoz, ont été classés en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP)".

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Lors de son passage au ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb a été sanctionné de la moitié de ses indemnités de conseiller métropolitain à cause de son absence. Une “amende” qu'il a compensée en trouvant une nouvelle source de revenus au sein du Sepal. Le maire de Lyon aura ainsi reçu 9149€ en 2018 dans un syndicat mixte où il ne siégeait pas.
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