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@ lambert Segura

Budget régional, la droite attaque sur la hausse d'impôts

@ lambert Segura

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Le dernier budget en année pleine de la seconde mandature de Jean-Jack Queyranne est sous le feu des critiques depuis ce matin à la région Rhône-Alpes.

Le budget primitif de la région Rhône-Alpes pour 2014 se décompose en 1,718 milliard de frais de fonctionnement et 727 millions d'euros d'investissements. Il est marqué par une baisse des dotations de l'Etat de 16 millions d'euros par rapport à l'an passé.

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Vincent Chriqui, le conseiller régional UDC (photo ci-contre) critique l'augmentation d'impôt mobilisé pour y faire face, c'est à dire la mobilisation du centime additionnel de TIPCE dit "Grenelle" sur l'essence qui sera activé au 1er janvier et rapportera 66 millions d'euros de recettes supplémentaires à la région en 2014. Une taxe prélevée en plus à la pompe et qui va plomber le pouvoir d'achat des rhônalpins, estime le candidat UMP à la mairie de Bourgoin-Jallieu. "Ils sauront s'en souvenir" au moment de déposer leur bulletin dans l'urne en 2015, espère le conseiller d'opposition.

A trois mois des municipales, Vincent Chriqui attaque le gouvernement. Il voit derrière la décision de Jean-Jack Queyranne, la main mise de François Hollande "incapable de faire les réformes structurelles et les économies nécessaires (…) obligé de baisser son concours aux collectivités locales". Une baisse des dotations de l'Etat qui oblige Jean-Jack Queyranne à se recentrer sur ses compétences propres (formation, lycées, TER) affirme le conseiller FN, Charles Perrot, élu dans la Loire (42). Le FN évoque ainsi une baisse des budgets de l'aménagement du territoire (-14 %) de l'action économique (-8 %) et de l'environnement (-11 %) à la région qui inquiètent notamment les Verts (lire ici).

Jean-Francois Debat, président du groupe PS au conseil régional depuis janvier 2016 © Robin Favier

© Robin Favier
Jean-Francois Debat (PS).

Pour Jean-François Debat, vice-président socialiste aux finances de la région (photo ci-contre), il n'y a pas d’inquiétude à avoir. "Le budget est marqué par une volonté de sérieux budgétaire, par la maîtrise des grands équilibres financiers de la région", avec un endettement "sain" qui lui permettra de soutenir "le développement de l'emploi et de l'économie, la formation des jeunes, le développement des territoires et de préparer l'éco-région de demain".

Il devrait être adopté demain, non sans quelques discussions autour des amendements du Front de gauche et des Verts, discutés jusque tard dans la nuit ce jeudi soir. Les principaux partenaires de la majorité tenteront de faire valoir leurs positions sur la politique budgétaire et la transition écologique à trois mois des municipales.

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