Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances © Tim Douet
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances © Tim Douet

Bruno Le Maire : “Ce que nous faisons avec Macron ne suffira pas”

Bruno Le Maire a présenté sa loi PACTE ce mardi à Lyon devant les entrepreneurs locaux et plaidé pour une plus grande digitalisation de l'économie Française “toujours torp fragile” à ses yeux.

Venu entre Rhône et Saône présenter sa loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), le ministre a pris la parole devant un parterre de chefs d’entreprises et quelques élus locaux dont David Kimelfeld, Richard Brumm, Fouziya Bouzerda, mais aussi l’élue dans les groupes LR à la ville et à la métropole Laurence Balas, dont l’allégeance à celui qu’elle a soutenu lors de la primaire des Républicains ne semble pas s’être éteinte.

“En économie, la justice compte”

Bruno Le Maire n'y est pas allé par quatre chemins. “L'économie française sous-performe. Le tissu économique est toujours trop fragile par manque de robotisation et de digitalisation. Si nos TPE et PME ne se digitalisent pas, elles seront laminées”, a-t-il débuté. Cette loi Pacte comportera trois étapes. D'abord un allégement de la fiscalité sur le capital pour aider “la digitalisation des entreprises”, puis une simplification des seuils “pour créer un nouvel environnement juridique plus favorable à la croissance des PME”. “Les patrons savent mieux que moi ce qui les empêche de passer de 49 à 50 salariés”, a déclaré le ministre. Enfin, faire que le “travail paye” en créant un dispositif d’intéressement. “Celui qui travaille doit vivre dignement de son travail. Celui qui se sacrifie pour que sa boîte tourne mieux doit être récompensé. En économie, la justice compte”, a expliqué Bruno Le Maire. “L'objectif, c'est d'avoir une économie qui tourne à plein régime. Aujourd'hui, il y a trop d'obstacles qui pèsent sur les entrepreneurs, trop de complexité, trop de règles, trop de charges, trop d’impôts, tout ça empêche les entreprises de se développer. La conviction que nous partageons avec le président de la République, c'est que la richesse, la prospérité et l'emploi, ça ne vient pas de l'Etat, ça vient des entrepreneurs. Si la prospérité venait de la dépense publique, avec le niveau que l'on a en France, tout le monde serait riche”, a lancé le ministre.

“Taxer les GAFA est une question de justice et de survie”

Celui-ci a par ailleurs assuré que la loi Pacte n'ajoutera aucune obligation ou norme nouvelle : “Il y a toujours les meilleures raisons du monde pour faire une norme. Mais après, ça s'accumule. Je crois plutôt à la responsabilité qu'à la contrainte. La contrainte est réservée à la règle de droit, pas à l'économie”. Bruno Le Maire a aussi fait part de son “admiration” de ce qu'a fait l'Allemagne depuis quinze ans. “La France peut faire ça et ce que nous faisons avec Emmanuel Macron ne suffira pas. C'est un morceau d'un combat plus grand”. Un combat plus grand dans lequel “le monde de l'innovation bascule vers l'Asie et où les Etats-Unis, qui étaient nos alliés, deviennent nos adversaires”, selon l'ancien élu Les Républicains, lequel a plaidé, en guise de conclusion, pour une taxation des GAFA (Les géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon). “La richesse de certains GAFA est supérieure à 95 % des richesses des Etats du monde. Quand Google prend une décision, elle écrase tout sur son passage. Taxer les grandes entreprises du numérique est devenu une question de justice et de survie”.

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