"Au nom du peuple" exige la DDHC dans les tribunaux

L'association lyonnaise "Au nom du peuple" demande l'affichage de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen dans les tribunaux. Pascale Crozon est la seule députée du Rhône faisant partie des parlementaires soutenant la démarche.

L'association "Au nom du peuple" réclame l'affichage de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen dans toutes les salles d'audience des tribunaux français, en raison du "devoir de mémoire et de la sauvegarde des droits constitutionnels". Cette requête est soutenue par un groupe de plus de quarante parlementaires, dont Pascale Crozon, députée de la 6e circonscription du Rhône.

"Replacer la République au cœur des tribunaux"

L'association lyonnaise a fédéré des députés et sénateurs de toute nature et de tout bord en faveur de sa proposition, "des radicaux de gauche à l'UMP", signe de sa "nature apolitique". La mesure, hautement symbolique, est censée prévenir l'oubli des valeurs républicaines originelles, et "rappeler aux magistrats leurs devoirs". Cinq députés, dont Frédéric Lefebvre, se sont déjà positionnés sur le sujet lors des questions au gouvernement, en interpellant la ministre de la Justice Christiane Taubira sur ce point précis.

"Attaquer l'Etat sur son manquement constitutionnel"

"Au nom du peuple", association fondée en 2013, regroupe actuellement une centaine d'adhérents, désirant "garantir le bon fonctionnement judiciaire dans l'intérêt citoyen", comme le déclare sa fondatrice, Corinne Morel. "Il est très surprenant de constater que la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen ne trône pas déjà dans chaque salle d'audience en France" ajoute-t-elle.

Parallèlement à la requête soutenue par les parlementaires, l'association dénonce également une justice "en pleine crise de dysfonctionnement". "Il est désormais impossible pour un citoyen de se défendre sans multiplier les procédures", regrette Corinne Morel. "Nous ne nous battons pas contre les magistrats, mais pour l'égalité des droits, nous souhaitons la même justice pour tous", conclut la présidente de l'association.

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