Vers un exode d’élus au conseil général

Entre les élus qui seront atteints par le cumul des mandats en octobre prochain et le logique désintéressement des élus urbains après la création de la métropole, le conseil général risque d'être aussi chamboulé dans sa composition.

Alors que le conseil général s'apprête à changer de nature avec la création de la métropole de Lyon, l'assemblée départementale va vivre deux remaniements profonds dans les semaines à venir.

Avec les élections sénatoriales, trois élus devraient démissionner. Il s'agit de Michel Mercier, comme nous en faisions écho ces derniers jours, qui mènera la liste UMP. Michel Forissier, numéro trois sur la liste UMP (une position vraisemblablement éligible), devrait lui aussi être rattrapé par le cumul des mandats. À quelques mois de sa révolution institutionnelle, l'assemblée départementale perdrait ainsi ses deux premiers vice-présidents, le 28 octobre au soir. Au PS, Annie Guillemot, numéro deux sur la liste menée par Gérard Collomb, devrait aussi démissionner en cas de victoire à l'élection sénatoriale le 27 septembre prochain.

Une année “surnaturelle”

Ce remaniement au conseil général précédera un autre, bien plus important. À partir du 1er janvier 2015, avec la création de la métropole, le département n'interviendra plus sur le territoire de l'actuel Grand Lyon. Les élus "urbains" seront pourtant toujours conseillers généraux, un mandat ne pouvant prendre fin avant son terme, prévu en l'occurrence en décembre 2015. Pendant un an, ils auront donc la possibilité de siéger, et de percevoir leurs indemnités d'élus, sans pourtant être concernés par le territoire de repli du département résiduel. "On s'apprête à vivre une année surnaturelle", s'amuse un conseiller général.

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