David Kimelfeld Emmanuel Macron Gérard Collomb
© Tim Douet

Prime aux socialistes d’En Marche aux législatives pour Collomb

Gérard Collomb a délaissé Emmanuel Macron l'espace de quelques heures ce lundi matin pour participer à la cérémonie du 8 mai au parc de la Tête-d'Or. Avant de reprendre le TGV, direction Paris, il a laissé entendre que la promesse de nouvelles têtes aux législatives serait tenue. Mais hors de Lyon. Il a, en revanche, botté en touche sur son avenir ministériel.

Ce lundi matin, Gérard Collomb a fait un aller-retour express Paris-Lyon pour présider la cérémonie de commémoration du 8 mai 1945. L'espace de deux heures, il a délaissé sa vie parisienne autour d'Emmanuel Macron et du mouvement En Marche pour enfiler le costume de sénateur-maire de Lyon, qu'il n’a pas beaucoup froissé ces dernières semaines actualité nationale oblige. Son discours du 8 mai avait une portée très politique, au lendemain de la victoire du candidat qu'il a été l'un des tout premiers à soutenir. Il a ainsi appelé à un rassemblement très large et souligné le message d'ouverture et pro-européen véhiculé par l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République.

Lui ministre ? Pas de commentaire”

Sitôt la cérémonie terminée, le maire de Lyon est remonté dans le TGV. Direction Paris, où il va plancher sur les investitures d'En Marche aux législatives et l'élaboration du Gouvernement. Avant de quitter le parc de la Tête-d'Or, Gérard Collomb a pris quelques minutes pour évoquer ces deux échéances. Interrogé sur son éventuelle participation à un gouvernement, il a été beaucoup moins catégorique qu'en milieu de semaine dernière – et que Caroline Collomb dimanche soir. "Je n'ai aucun commentaire à faire", a-t-il glissé avec un grand sourire.

Une prime de fidélité pour les socialistes

Sur le dossier des législatives, Gérard Collomb s'est montré moins évasif. Alors que de nombreux “marcheurs” redoutent de voir les circonscriptions confiées aux socialistes ou aux lieutenants du maire de Lyon, Gérard Collomb a tenu à faire une mise au point : "À Lyon, nous sommes dans un cas particulier. Parce que les socialistes du département m'ont suivi, nous avons pu avoir cette fantastique histoire. Lorsqu'il y a un an, je disais qu'Emmanuel Macron représentait un renouveau pour le pays, heureusement que quelques-uns dans les rangs du PS m'appuyaient. Sans leur appui, je n'aurais jamais pu faire en sorte qu'En Marche se lance, gagne l'adhésion du pays et que l'on aboutisse à l'élection d'Emmanuel Macron. Je regarde toutes les circonscriptions de France, il y aura à la fois de l'expérience et du renouvellement." Une manière habile de dire que le renouvellement se fera hors de Lyon. De quoi crisper les militants lyonnais issus de la société civile qui redoutent ce scénario.

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