Pas de répit pour Kaïs Dhifi

Ce dernier, sous le coup d'une procédure d'expulsion depuis le 14 août, vient de sortir du centre de rétention du Lyon Saint Exupéry. Il est pour l'instant assigné à résidence par le juge des libertés. N'ayant pas reçu de convocation, c'est son avocate, Me Rahmani, qui l'a informé de l'audience du jour. Elle porte sur son obligation à quitter le territoire français ainsi que sur la décision qui doit fixer un pays de renvoi. La Préfecture attaque sur le fait que le nouvel emploi de M.Dhifi n'avait aucun lien avec son travail précédent. Avant de travailler dans la communication, son travail consistait à créer, maintenir et assurer la sécurité de sites internet. La défense présente alors des éléments justifiant du projet personnel "sérieux et viable" du designer. Parmi lesquels des marchés remportés auprès de l'association Tendance Presqu'île, l'office du tourisme et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon. Un haut responsable de la CCI, revenant de vacances exprès, vient d'ailleurs témoigner à titre personnel de "la grande qualité du travail de (M.Dhifi) sur deux dossiers majeurs." M.Dhifi travaille depuis un an en tant que profession libérale et son chiffre d'affaire s'élève à 25.000€. Il vit depuis la même période en concubinage avec son amie. Le jugement est mis en délibéré et attendu en fin d'après-midi. S'il lui est favorable, l'assignation à résidence pourrait être levée et son passeport tunisien pourrait lui être rendu. Sa reconduite à la frontière sera quant à elle jugée le 28 août. A la sortie de l'audience, M.Dhifi n'est pas fataliste et annonce "si la justice française me condamne à quitter le territoire, j'irais peut-être à New York ou à Berlin, où on est moins regardant sur les gens qui travaillent." Ou la fuite des cerveaux, contrainte et forcée.

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