Lyon : du favoritisme dans la sélection d'œuvres de la Fête des Lumières ?

Certains artistes de la Fête des Lumières seraient-ils avantagés aux profits d'autres ? C'est ce que dénonce un plasticien recalé lors de l'édition 2018 qui a saisi la justice pour “favoritisme”, “contrefaçon” et potentiellement “corruption”.

Selon le journal Le Progrès, un artiste recalé lors de la Fête des lumières 2018 a porté plainte contre l'organisation, et donc la ville de Lyon, pour “favoritisme”, “contrefaçon” et potentiellement “corruption”. En effet dans leur enquête, nos confrères ont rencontré l'artiste Milosz Luczynski qui assure avoir été écarté irrégulièrement durant les négociations de l’appel d’offres avec la ville de Lyon. Il était dans la short-liste pour remporter cet appel d'offres, mais son projet intitulé “Reflets” qui devait proposer “une colline aux mille facettes” a été recalé au profit de celui de l'artiste Damien Fontaine associé à “La maison de production”, qui a déjà participé à de nombreux projets lors des précédentes Fêtes des Lumières.

Miroir, miroir ...

L'oeuvre de ces derniers était initialement intitulée “3rdType2”, et devait consister au déploiement d'un Zeppelin au-dessus de la colline. Un projet finalement abandonné pour une projection de “mise en mouvement de la colline” dont le nouveau nom sera ... “Reflets”.  “Reflets résulte d'un long travail personnel et collectif. Avec mon atelier, on a discuté des semaines pour savoir s'il fallait le mettre au pluriel. Le hasard est-il possible pour un titre identique ? J'ai immédiatement eu un doute”, confie au quotidien le plasticien qui à porté plainte. Selon ce dernier cette transformation du projet en cours de négociation est illégale.

De son côté, “La Maison de production”, assure “qu'en aucun cas [leur] société n'a eu des faveurs pour gagner ce marché”. “Nous sommes beaucoup trop fiers et heureux de nos créations pour aller emprunter quoi que ce soit à qui que ce soit”, ont-ils ajouté. Concernant la ville de Lyon, elle n'a pas souhaité faire de commentaires. Ce sera désormais à la justice de trancher. 

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C'est peut-être un tournant important pour la professionnalisation des joueuses de football qui s'est joué ce lundi après-midi dans la salle A du tribunal de grande instance de Lyon. Une jeune joueuse écartée par l'Olympique lyonnais dans des circonstances qu'elle dénonce a demandé à être réintégrée au club, estimant qu'elle devait comme les hommes avoir une convention de trois ans. Or ces contrats de formation n'existent pas actuellement à l'OL. L'avocat du club a admis une “différence de traitement réglementaire” entre hommes et femmes et estimé que cela relevait du fonctionnement “des mondes” du football professionnel et amateur.

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