Les débordements sexuels subis par une "nouvelle star"

Il comparaît cette semaine devant les assises du Rhône pour viol sur mineur.

Lundi 26 mai 2003, à 22h40, l'émission Confessions Intimes (TF1) diffusait un reportage sur Bryan Le Cap, 14 ans, originaire de Rillieux-la-Pape. Le garçon, très sûr de lui, n'aspirait alors qu'à une seule chose : devenir chanteur. La déferlante des émissions de télé-réalité musicales entretenait alors les espoirs les plus fous. Quatre ans plus tard, ses rêves se sont envolés. Son enfance avec. Le manager qui le suivait à l'époque est aujourd'hui poursuivi devant la cour d'assises, avec un couple qui vivait avec lui, pour "viol en réunion commis sur mineur".

Pratiques échangistes à quatre

Tout a commencé au cours du premier semestre 2002, lorsque Bryan rencontre Mr C., alias Gilbert Boeuf. L'homme de 42 ans est responsable de l'association Jenny Team, une école de spectacle qui permet à des enfants de se produire sur scène. Retenu sur casting, Bryan devient rapidement l'égérie du producteur. Peu de temps après, Bryan et sa mère déménagent dans le même immeuble, sur le même palier que Mr C., avant que le garçon ne s'installe définitivement chez lui - sa mère étant partie dans le Sud pour raisons professionnelles. Un couple, avec qui il entretient des relations échangistes, habite également chez lui.

Pendant quinze mois, Bryan subit des attouchements, des pénétrations et doit participer aux jeux sexuels orchestrés par les trois adultes. Jusqu'à ce qu'il rentre chez sa mère, en octobre 2004, et que cette dernière porte plainte à la gendarmerie.

"Victime de TV réalité"

Pour l'avocat du garçon, Me Hervé Banbanaste, "Gilbert Boeuf est un mythomane qui s'est bombardé manager et qui, en parallèle, violait un gamin de 14 ans en le menaçant, en le faisant culpabiliser et en assurant une véritable emprise psychologique sur lui". Quant à la défense, elle ne nie pas les faits mais conteste le consentement de la victime. "Sur la minorité, la culpabilité est acquise, s'explique Me Julien Charles. Mais juridiquement, cette minorité ne suffit pas à prouver l'absence de consentement de la victime". "Différence de taille puisqu'on passerait d'un crime à un délit" ajoute l'avocat.

Depuis, Bryan a mis un terme à sa "carrière" et est totalement déscolarisé. D'après les experts, il souffre de "symptomatologie dépressive massive", de "repli sur lui-même" et de "désocialisation".

Sur son site officiel, on peut lire que son "manager" a l'intention de publier un livre intitulé "Bryan Le Cap, victime de TV réalité". On aurait tendance à écrire "victime de sa vulnérabilité".

Pour voir les deux émissions de Confessions Intimes concacrées à Bryan Le Cap : www.dailymotion.com/video/176157

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