Benedetti Gabriac

Benedetti et Gabriac n’iront pas en prison

Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac ont écopé hier de simples jours-amendes pour avoir maintenu les activités de leurs groupuscules d’extrême droite en dépit de leur dissolution.

Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac ont été condamnés ce mercredi 4 juillet à des jours-amendes par le TGI de Lyon. Il leur était reproché d’avoir maintenu les activités de leurs groupuscules d’extrême droite, les Jeunesses nationalistes et l’Oeuvre française, malgré la dissolution décrétée suite à la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric, en 2013. Les deux groupuscules étaient connus pour leurs actions violentes et leurs rixes régulières avec les militants antifascistes lyonnais.

Les sanctions prises à l’encontre des militants d’extrême droite sont cependant bien plus légères que ce qu’avait demandé le Parquet, à savoir six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende chacun. En effet, Yvan Benedetti, fondateur de l’Oeuvre française, a été condamné à 80 jours amende à 50 euros tandis que Alexandre Gabriac, ancien leader des Jeunesses nationalistes, a écopé de 30 jours amende à 50 euros.

Les militants d’extrême droit se sont depuis reconvertis, Alexandre Gabriac chez les catholiques intégristes de Civitas, et Yvan Benedetti comme porte-parole du Parti nationaliste français.

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La commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France, passée par Lyon en avril dernier, a rendu son rapport la semaine passée. Ils proposent notamment d'accentuer les sanctions lors des reconstitutions de ligues dissoutes et de renforcer les moyens des services de renseignement. 
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