Amar, 12 ans, mort d'une rafale de kalachnikov pour rien

Une affaire qui tourne mal. Expression assez banale pour une réalité crue et absurde. Le 13 décembre 2009 à 17h30, le petit Amar Guellati, 12 ans, était tué par une rafale de kalachnikov parce qu'il passait par là, et qu'une affaire a mal tourné ce jour-là dans le quartier Mermoz à Lyon 8e. Le procès s'ouvre ce matin, mardi 4 juin, devant les assises des mineurs du Rhône. Les débats auront lieu à huis clos.

Ce jour-là, le drame s'est noué à partir d'une broutille. Un groupe de jeunes filles se fait insulter en allant dans un bureau de tabac du quartier Mermoz. L'une d'entre elles appelle son petit copain, histoire de pas laisser passer. C'est l'escalade.

Toute l'après-midi, cette broutille va se régler à coups de bagarre, de coups échangés, de coups de bâtons, de voitures aux vitres brisées et à coups de kalachnikov et de fusils à pompe. Un mort, le petit Amar, et un blessé, Mounir S. 17 ans au moment des faits. Les juges ont retenu les qualifications d'assassinat et de tentatives d'assassinat avec préméditation. Ce que contestent les avocats de la défense des quatre accusés présents dans le box. Les débats dureront jusqu'au 12 juin.

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