Le frère de l'ennemi public nème1 en correctionnelle pour trafic de cocaïne

Daniel Reynaud, frère de l'ennemi public nème1 de la fin des années 60, est impliqué.

Quand le " milieu " d'antan tisse des liens avec la voyoucratie d'aujourd'hui. D'ici la fin de journée, devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, quatorze personnes vont être jugées pour avoir alimenter un vaste réseau de trafic de cocaïne. Dans le box des accusés, Daniel Reynaud, 61 ans. L'homme n'est pas un inconnu. En 1989, ce croix-roussien pur souche a été condamné à 5 ans de geôle pour avoir fourni des armes aux franc-tireurs d'Action Directe. D'autant que son frère était un as des braquages avec sa " bande du Gros-Caillou ".

Ancien blouson noir, Guy Reynaud, surnommé " le P'tit Dingue " pour sa réputation de gros dur, était tombé dans la marginalité très jeune. Recherché par toutes les polices de France, il n'hésitait pas à envoyer des cartes postale au juge Renaud, volontiers provocateur. On lui doit, entre autres casses, celui du 24 décembre 1968, à l'angle de la rue Gentil et de la rue de la République, en pleines courses de Noël. Vers 20 heures, la Simca 1000 de convoyeurs de fonds s'arrête devant la banque Veuve Morin-Pons. Deux hommes cagoulés descendent de leur Estafette planquée à côté et raflent les 300 000 francs.

Son frère cadet, Daniel, était embringué avec Max Frérot, son voisin croix-roussien et membre de la branche lyonnaise de l'organisation armée d'extrême-gauche Action Directe, aujourd'hui détenu pour perpet' à la maison centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

" Serrault en plus jeune "

" Daniel Reynaud n'a jamais fait partie de la grande délinquance, explique son avocate Me Yanina Castelli. Il a toujours été aux pourtours ". A quel titre était-il impliqué dans le réseau de stupéfiants démantelé dans la maison de garde d'un château à Ecully ? " En tant que revendeur. Il se droguait lui-même. Et pour financer sa drogue, quand on n'a pas d'argent, il n'y a pas trente solutions : on revend. Le bouche à oreille a fonctionné, il revendait à trois clients. Mais cela dit, ça reste à un petit niveau ; on a retrouvé 100 grammes de cocaïne et deux kilos de shit chez lui. Ce n'est pas la mer à boire ". La drogue, Daniel Reynaud était tombé le nez dedans en 2002, quand sa femme l'a quitté. Sa petite entreprise de matelassier dans la vallée de l'Azergues n'avait alors pas fait long feu. Sans le sou, hébergé chez des amis, il a enchainé les mauvaises relations. " C'est un type bien tranquille, Reynaud, il ressemble un peu à Serrault, en plus jeune " défend son avocate. Jugement cet après-midi.

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