Lino Ventura dans “L’Armée des ombres” de Jean-Pierre Melville (1969) © Studiocanal
Lino Ventura dans “L’Armée des ombres” de Jean-Pierre Melville (1969) © Studiocanal

Une rétrospective Melville à l'Institut Lumière de Lyon

L'Institut Lumière organise une rétrospective intégrale de l'oeuvre de Jean-Pierre Melville. Une occasion inédite de découvrir L'Armée des ombres sur grand écran, chef d'oeuvre du cinéma tourné à Lyon.

13 films, un court métrage, des copies restaurées, des conférences, analyses de films... : l'Institut Lumière organise du 24 avril au 14 juillet une rétrospective consacrée à Jean-Pierre Melville. Du court-métrage Vingt-quatre heures de la vie d’un clown (1946), à un Flic (1972), tous les films de l'un des plus grands réalisateurs français seront projetés sur écran géant.

La rétrospective débutera avec Deux hommes dans Manhattan (1959) le 24 avril à 18h45 à l'Institut Lumière, présentée par Fabrice Calzettoni. La programmation complète sera dévoilée plus tard, mais l'ensemble de l'oeuvre de Melville sera à l'honneur, dont L'armée des ombres (1969). En novembre, nous consacrions un article sur Lyon, au cinéma depuis plus de 120 ans, voici ce que nous écrivions alors sur ce film.

L'armée des ombres

Considéré à juste titre comme le meilleur film sur la résistance jamais réalisé, L’Armée des ombres a été tourné à Paris et à Lyon. Son réalisateur, Jean-Pierre Melville, voulait livrer un film sans concession sur la résistance, loin du roman national. Le personnage de Gerbier, joué par Lino Ventura, s’installe à Lyon après avoir fui Paris. Des résistants de son réseau sont arrêtés. Au Café du Soleil, place de la Trinité (dans le Vieux-Lyon), Mathilde (incarnée par Simone Signoret) cherche un moyen de les faire sortir du siège de la Gestapo (l’École de santé militaire, où ont également été tournées des scènes). Le tournage est difficile, Melville et Ventura refusent de se parler et communiquent par assistants interposés. Ils se sont fâchés pendant le tournage du Deuxième Souffle, où Ventura devait monter dans un wagon en marche – Melville avait donné l’ordre d’accélérer le train, avant de faire des remarques publiques sur les difficultés de son acteur à tourner la scène. Ventura est contractuellement obligé de participer à L’Armée des ombres, il respecte son engagement. Durant le tournage, Melville a aussi pris en grippe Simone Signoret et ne lui fait aucun cadeau. Il la déstabilise avant les prises, notamment celle de sa scène finale. Impossible à raconter ici, mais visionnez le film et vous vous rendrez compte que Simone Signoret livre là l’une de ses meilleures performances. À quel prix ?

Rétrospective Jean-Pierre Melville, à l'Institut Lumière, du 24 avril au 14 juillet.

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