Stéphane Damian-Tissot Sang-Froid 9
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Revue Sang-Froid : autopsie d'un succès avec son rédacteur en chef

Mêler journalisme et polar dans une revue trimestrielle, l'idée ne pouvait germer que dans l'esprit de Stéphane Damian-Tissot, ancien journaliste lyonnais branché justice, fan de polars et lecteur assidu de Truman Capote. Avec Yannick Dehée, patron des éditions Nouveau Monde, il lance en 2016 Sang-Froid, véritable ovni littéraire qui en deux ans s'est imposé sur les tables de chevet du monde de la justice. Autopsie d'un succès avec son rédacteur en chef et cofondateur, Stéphane Damian-Tissot.

Au milieu des allées bondées du palais de la Bourse qui accueille la 14e édition de Quais du polar, entre les centaines de romans noirs, policiers et autres thrillers, se trouve un stand tout particulier. Celui de Stéphane Damian-Tissot et de sa revue à succès Sang-Froid, qui fête sa deuxième année d'existence. À mi-chemin entre le polar et la presse, la fiction et la réalité, Sang-Froid fait partie de ces objets littéraires qu'on a du mal à faire entrer dans une case. Lancée en 2016 par Stéphane Damian-Tissot et Yannick Dehée, la revue propose chaque trimestre une centaine de pages vernies d'affaires judiciaires, d'enquête journalistique et de récits fictionnels. La couverture donne le ton : “Justice, investigation, polar”. Un mélange de genres savamment réfléchi qui fonctionne à merveille. “Notre idée, c'est de mettre pause sur l'actualité brûlante. Sang-Froid reprend les affaires judiciaires dans des reportages, des portraits et de plus gros dossiers, avec à chaque fois l'idée d'aller au fond du sujet et d'apporter un angle nouveau”, explique Stéphane Damian-Tissot. Avec des articles calibrés sur la longueur, entre 8 et 30 pages, Sang-Froid est très loin d'un simple recueil de faits-divers. “On fait très attention au style et à la narration. On raconte des histoires de manière vivante, sans jamais déformer la réalité”, insiste le rédacteur en chef.

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