"Paperasserie sonore", Frédéric Joly

Après 10 ans de bénévolat à Jazz à Viennes et un retour en France un peu violent suite à un stage de journalisme à New York en 2001, elle s'associe rapidement au projet Nuits Sonores. " Mon intérêt pour le journalisme est un peu accessoire. Je voulais bosser dans le culturel. Certains ont quelque chose à dire artistiquement comme les programmateurs Violaine Didier et José Lagarellos. Ils voulaient défendre une certaine scène. Moi, ce qui m'intéressait, c'était de rendre les choses possibles. L'administration, je l'ai vu comme le moyen de faire exister un peu le rêve des autres ". Ce qui l'a toujours séduite, ce sont " les backstages, les équipes techniques, accueillir du public... Et ce qui m'a encore plus bottée avec ce projet c'est qu'on s'est demandé ce qu'on pouvait faire à Lyon de complètement dingue. On s'est dit : prendre les clefs de la ville et les remettre aux Lyonnais. Ça a été au départ pour moi le plus important, bien plus que de faire venir pour une première édition un Roni Size ou je ne sais quelle pointure ". Aujourd'hui, toutes les décisions dans la structure passent entre ses doigts. Du budget à la simple convention de stage, elle se définit comme une sorte d'entonnoir. " Mon boulot à moi ne permet pas de faire avancer le projet, il permet juste de le faire rentrer dans des cases légales ". Et si on lui demande pourquoi le festival n'ambitionne pas d'exploser sa fréquentation, l'administratrice répond : " On est sur une croissance raisonnée. On n'est pas encore dans une logique de gros festival à la Sonar où tu as tellement de monde le soir que ça devient totalement inhumain. On a envie de progresser tranquillement ".

Sa sélection pour cette édition :
- Battles
- Einstürzende Neubauten
- Duchess Says

Son secret pour tenir all night long ?
Je tiens à l'adrénaline. Mais ce que je préfère dans le festival, c'est quand le public est là et que je peux me dire : "C'est moi qui l'ai fait !"

Le lendemain du festival ?
J'essaie de calmer mes fournisseurs qui veulent être payés alors que je n'ai pas dormi deux heures.

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