Saloon, par le cirque Eloize © Jules Trupin
Saloon, par le cirque Eloize © Jules Trupin

Le Far West fait son cirque à la Maison de la danse

Habitués de la Maison de la danse, les artistes québécois du cirque Éloize reviennent avec “Saloon”, un spectacle qui met le cirque au goût du western. À découvrir en famille.

Lors de leurs précédentes venues à Lyon, ils nous avaient séduits avec Cirkopolis, l’histoire d’une ville-usine qui se libère de sa monotonie, et ID, un spectacle explosif où les bikers deviennent des danseurs de hip-hop et des acrobates de haute voltige.

Cette fois-ci, le décor est planté dans une Amérique en pleine construction et un Far West en ébullition, avec un chemin de fer qui se développe et des villes qui s’animent. L’intrigue se déroule dans un saloon, propice aux histoires les plus folles et les plus improbables. Les metteurs en scène de cette nouvelle création n’ont rien laissé au hasard et tous les ingrédients sont réunis pour nous embarquer dans une comédie très énergique, avec des personnages bien campés, de la séduction, des situations loufoques, sans oublier les traditionnels duels au cœur de prouesses acrobatiques.

Des perles du répertoire country-folk et traditionnel à l’influence d’Ennio Morricone

Très présente, la musique se réfère à des perles du répertoire country-folk et traditionnel, notamment Crazy de Patsy Cline, Bad News et Will the circle be unbroken ? de Johnny Cash tandis que des compositions originales empruntent au style des Dolly Parton et de la grande Emmylou Harris. La voix magnifique de Sophie Beaudet et l’instrumental en direct (violons, banjo, mandoline, guitares et percussions) accompagnent le plongeon du spectateur dans cette période de l’histoire.

“Chaque discipline de cirque développée dans Saloon demande une approche particulière, dit le directeur musical et compositeur Éloi Painchaud, et je devais tenir compte non seulement de l’histoire, mais du mouvement frénétique des corps dans l’espace. Leur niveau de maîtrise et le sentiment de danger m’ont totalement envoûté. La musique agit comme la trame sonore d’un film vivant. Dans ce contexte, l’influence d’un maître tel qu’Ennio Morricone est incontournable. L’iconographie du Far West et des saloons est riche. M’y retrouver comme devant une foule de vieilles photos sépia fut pour moi une source intarissable de clins d’œil et de clichés avec lesquels on s’est follement amusés, tout en gardant une touche moderne.”

Cirque Éloize / Saloon – Du 9 au 25 novembre à la Maison de la danse

–> Bords de scène : rencontres avec des membres de l'équipe à l’issue du spectacle le 14 et le 21


[Article publié dans Lyon Capitale n°782 – Novembre 2018]

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