On dit que Josepha © Michel Cavalca / Roubilationne (visuel de production)
On dit que Josepha © Michel Cavalca / Roubilationne (visuel de production)

Josepha, Roubilationne et autres spectacles à voir à Lyon cette semaine

Guillermo Guiz et son humour très noir au Radiant, des ados qui enquêtent pour les Clochards-Célestes et deux troubadours à l’Élysée. Ce sont les personnages qui animent cette dernière semaine théâtrale avant les vacances scolaires.


Josepha de Babylone à l’Ensatt

On dit que Josepha © Michel Cavalca
On dit que Josepha © Michel Cavalca

Le théâtre des Clochards-Célestes, dirigé par Louise Vignaud, continue d’accompagner les compagnies émergentes. Cette semaine, il nous propose de grimper à l’Ensatt découvrir On dit que Josepha. Ce spectacle nous emmène à Babylone-sur-Isette, où un groupe d’adolescents a décidé d’enquêter sur le passé trouble du village pour en tirer une pièce de théâtre. Un texte de Géraldine Soublin mis en scène par Philippe Mangenot.

On dit que Josepha – du 16 au 19 décembre à l’Ensatt (Lyon 5e) – Programmation Clochards-Célestes


Duo, ou à peine, à l’Élysée

Léa Monteix et Fabien Rimbaud – Roubilationne.
Léa Monteix et Fabien Rimbaud – Roubilationne.

Léa Monteix et Fabien Rimbaud composent un étrange poème scénique. Pas de mots, ou à peine : des sons, deux corps dans l’espace, des objets et des instruments à percussion. Pas de sujet, ou à peine : des traces de situations, une bande-son de film qui n’existe pas. Pas de personnages, ou à peine : deux troubadours contemporains, nourris à la poésie scatophile catalane, à la musique rock et aux réflexions d’Epaminondas Remoundakis, lépreux exilé sur l’île grecque de Spinalonga qui, depuis sa réclusion, avait pitié de notre monde aseptisé, irrémédiablement indifférent.

Roubilationne, deux êtres qui font l’amor – Du 17 au 20 décembre au théâtre de l’Élysée


Un guignol exceptionnel au Radiant

Guillermo Guiz (visuel de promotion)
Guillermo Guiz.

Pour les amateurs d’humour noir de chez noir, Guillermo Guiz est sans conteste la révélation de ces dernières années. Il se distingue par son originalité : jusqu’à maintenant aucun humoriste n’avait parlé du redoutable handicap sexuel que peut constituer le fait de s’appeler Guy, pas plus que des ravages, en Russie, de la terrible drogue nommée “crocodile”… Mais aussi par sa présence faussement détachée, une syntaxe remarquable, une finesse dans l’observation qui ne cède à aucun effet de mode. Si vous aimez l’humour de qualité, le refus de la facilité (les blagues sur le couple, les courses à Ikea), c’est ce comique belge qu’il faut aller applaudir au Radiant. Attention, il ne cherche pas le consensus.

Guillermo Guiz – Mardi 17 décembre au Radiant-Bellevue (Caluire)


ET TOUJOURS…

Les Contes et légendes de Joël Pommerat et L’Animal imaginaire de Valère Novarina au TNP, sans oublier la Vie de Joseph Roulin aux Célestins (voir sélection de la semaine dernière).

 

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