Elle, Anna Politkovskaïa

Elle joue le personnage d’Anna Politkovskaïa comme, encore avant, ceux d’une libertine d’après les écrits de Sade et de Marie de Magdala. Katy Grandi s’est d’une certaine façon spécialisée, en tout cas fait un devoir d’incarner et de mettre en scène des figures féminines de la lutte contre l’oppression et le politiquement correct.

Avec son spectacle Moi, Anna Politkovskaïa, elle s’intéresse cette fois à la journaliste russe qui enquêta sur les agissements de l’armée en Tchétchénie et qui fut, pour des raisons politiques, assassinée en 2006. Le texte original est signé Jean-Jacques Greneau et, plutôt que de retracer un tragique “fait divers”, il tente de donner corps à l’intimité de cette femme charismatique et passionnée, afin de mieux dessiner le portrait d’une Russie oligarchique et sur la brèche. Katy Grandi, qui joue et met en scène ce spectacle, poursuit donc sa quête engagée pour la parole libre, remarquée d’ailleurs l’été passé au festival off d’Avignon.

La première représentation à Lyon coïncidera en outre avec la date de l’assassinat de la journaliste russe, le 7 octobre 2006.

Moi, Anna Politkovskaïa.
Du 7 au 25 octobre, au théâtre de l'Intervalle, 21 rue Royale, Lyon 1er.
04 78 76 11 96

à lire également
Philippe Torreton dans La Vie de Galilée, de Brecht – Mise en scène Claudia Stavisky © Simon Gosselin
Entretien – La saison dernière, nous avions apprécié la formidable prestation de Philippe Torreton dans J’ai pris mon père sur mes épaules, de Fabrice Melquiot. Il revient cette semaine à Lyon pour interpréter Galilée, dans La Vie de Galilée de Brecht, aux Célestins. Le lieu, après la Comédie-Française, où il a le plus souvent joué, dit-il.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut