Du classique bien trempéré

Fondée il y a 40 ans, la compagnie vit se succéder à sa tête Mats Ek ou Carolyn Carlson. Depuis 2003, Johan Inger, ancien soliste chez Jiri Kylian, en est le directeur artistique. C'est dire si la qualité est de mise chez la Maison Cullberg, entre néo-classique et timides pas de deux vers le contemporain. Outre une pièce signée par Inger, les danseurs présenteront une œuvre de Sidi Larbi Cherkaoui.

Plus inattendu et alléchant, la Maison de la danse présente, dans la même période, un duo percutant de trentenaires. Nabih Amaraoui et Matthieu Burner, tous deux musiciens de formation, se sont rencontrés au Centre National de la Danse d'Angers. Leur chorégraphie est violente, très physique, mais aussi complice et tendre. "Nous nous sommes intéressés aux rapports de domination/soumission qui conditionnent toutes relations humaines" explique Burner. "Mais il n'y a rien de narratif dans la pièce et il n'est pas question de personnifier les "rôles". Comme dans L'Etranger d'Albert Camus, nous ne jugeons pas" poursuit Amaraoui. A découvrir pour ceux que l'audace excite encore.

> Ballet Cullberg, Grande salle du 6 au 11 mars (au regard du succès, les dates sont quasi complètes. Seules 20 places seront en vente une heure avant chaque représentation).

> Amaraoui Burner project, Studio Jorge Donn du 8 au 10 mars.
à la Maison de la danse, 8 avenue Mermoz, Lyon 8e, 0472781800 ou http://www.maisondeladanse.com

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