Benjamin Gates et le livre des secrets

USA. 2h04

Lorsque réapparaît une page manquante du journal de John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln, tout indique que l'arrière-arrière-grand-père du chasseur de trésors Benjamin Gates a joué un rôle clé dans la conspiration qui a conduit au meurtre de l'ancien Président américain. Et ça Gates, il peut pas laisser passer. On ne salit pas sa famille comme ça...

En 2004, Benjamin Gates et le trésor des Templiers atteignait les sommets du Box Office mondial en amassant pas moins de 347 millions de dollars de recettes. Un succès public plus que critique pour une œuvre qui, loin d'être catastrophique, ne cassait pas trois pattes à un canard. Pour le second volet, Benjamin Gates et le Livre des Secrets, pas de révolution majeure. On retrouve l'équipe de la première mouture avec, cette fois encore, Jon Turteltaub aux manettes. La recette reste donc la même, mais les ingrédients commencent à sentir le rance. Benjamin Gates, sorte d'hybride entre un Indiana Jones du 3e millénaire et un Robert Langdon tout droit sorti du Da Vinci Code, nous entraîne dans une classe verte pour école primaire américaine. Il déchiffre, à l'aise, des cryptogrammes plutôt balaises et déjoue, tranquille, les pièges les plus mortels. Une facilité déconcertante qui finit par annihiler tout suspense. Le tout devient même plutôt irritant quand un énième violon se met à entonner une ixième symphonie à l'apparition d'un quelconque symbole états-unien.
Côté casting, Nicolas Cage, qui campe ce héros patriote, ne sublime pas vraiment son personnage. On en viendrait presque à douter de son talent tant la qualité de sa filmographie est déclinante depuis la fin des années 90. Le reste de la distribution, alléchante sur le papier, est totalement sous-exploité. Diane Kruger et Harvey Keitel ne servent en aucune manière le récit et Justin Bartha, le déconneur de service, fait rarement mouche. Ed Harris, quant à lui, l'un des petits nouveaux de ce nouvel opus, incarne le "méchant" de service prêt à salir le nom des Gates pour assouvir sa soif de reconnaissance. Un méchant qui, au final, n'est pas si méchant. Normal, il n'en demeure pas moins américain...

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