Cœur de chien opéra 2
© Monika Rittershaus/De Nederlandse Opera

Fantaisie canine à l’opéra de Lyon

Le frère du docteur Frankenstein, un illustre professeur spécialiste du rajeunissement des cellules, a l’idée de greffer une hypophyse et des organes génitaux humains à un chien errant. Brigitte Bardot n’aurait pas apprécié, et pour cause… L’expérience est un échec : l’animal se transforme en un individu grossier et alcoolique, à l’instar de son “donneur”.

Une œuvre “de notre temps”

Après un début de saison confortable bien que sans grande surprise à l’opéra de Lyon, l’argument des plus ludiques de Cœur de chien, inspiré d’une nouvelle de Boulgakov, a tout pour nous exciter, d’autant que l’œuvre “de notre temps” (2010) embarque une partition signée Raskatov, moderne mais des plus accessibles pour les oreilles non familières de l’écriture contemporaine.

Dans le rôle-titre : une marionnette !

Jusque-là, tout va bien, mais ce n’est que le début. C’est en effet au Britannique Simon McBurney qu’avait été confiée, à la création de l’opéra, la mise en scène de cette fantaisie pour laquelle le compositeur et lui-même avaient travaillé en étroite collaboration. Entre opéra-bouffe et univers à la Tim Burton, McBurney redouble ici d’arguments et de techniques différentes, ayant recours aux vidéos projetées, à la comédie, aux ombres chinoises mais également aux marionnettes : le rôle-titre du chien génétiquement modifié est en effet confié à une marionnette géante dont la voix provient de trois chanteurs différents en fonction de ses états d’âme : une trouvaille parmi bien d’autres !

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Cœur de chien. Lundi 20, merc. 22, vend. 24, merc. 29 et jeudi 30 janvier à 20h, dimanche 26 janvier à 16h, à l’opéra de Lyon, place de la Comédie, Lyon 1er.

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Cet article est extrait du cahier Culture de Lyon Capitale 729, en vente en kiosques jusqu’au 30 janvier, et dans notre boutique en ligne.

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