Coups de cœur et découvertes Biennale de la danse 2010

SELECTION. Elle commence ce soir, jeudi 9 septembre, la célèbre Biennale de la danse accueille de nouveau cette année des chorégraphes venus de Lyon et du monde entier. Pour vous aider à choisir parmi l'offre pléthorique de cette quatorzième édition, voici notre sélection de spectacles à voir absolument.

Et n'oubliez pas la soirée Lyon'ne, du nom du nouveau Féminin lyonnais jeudi prochain à 21h au Palais de la Bourse. Dans le cadre de son partenariat avec le Café Danse, café détente officiel de la Biennale de la Danse, Lyon'ne organise une soirée et un défilé-performance. Un voyage pour deux est à gagner ainsi qu'une double page dans le prochain numéro ! Réservations sur soireelyonne@gmail.com.

Le must

Le "génialissime" Nacer-Martin Gousset est de retour avec Pacifique, une pièce sur les années 70, la libération sexuelle, la libération des arts. Dans un décor de bateau et/ou d’aquarium planté face à la mer, le chorégraphe met en scène son amour du cinéma hollywoodien, des personnages décadents, des univers ironiques respirant une folle énergie et dont la forme artistique est toujours d’une grande modernité.

Claude Lévi-strauss vu par Virgilio Sieni

Découvert cette saison avec la Natura delle Cose, le chorégraphe italien Virgilio Sieni est sans doute celui qui a le plus réveillé nos désirs de spectateurs et l’on jubile à l’idée de le retrouver avec un travail autour de Tristes Tropiques. Une gestuelle jamais vue ailleurs, qui refuse de construire un vocabulaire identifiable pour aller sans cesse explorer la naissance du mouvement. De la pure poésie !

Le travail scénique de Maria Donata d’Urso

Révélée il y a 4 ans à la Maison de la Danse, Maria Donata d’Urso, architecte de formation, interroge la perception du spectateur face à des dispositifs scéniques particuliers (une table en verre et un corps nu qui joue sur des éléments fragmentés, les formes visibles ou disparues). Elle remet en question la définition du mouvement et une certaine représentation de la danse. Avec Strata, elle use de tissus à mémoire de formes, pour s’intéresser au comportement élastique de la structure, dont les traces ou les images seront captées par les lumières, provoquant aussi l’élaboration du son.

Et aussi, Plassard, Larrieu et le Brésil

Drôle et inventif, Denis Plassard nous réserve une surprise avec Les cadavres se regardent dans le miroir, un roman-photo muet qui fait bouger les corps pourtant figés dans des images arrêtées. Daniel Larrieu, figure emblématique de la danse française des années 80 a souvent éprouvé des expériences insolites comme Waterproof, un ballet sous l’eau. En extérieur, il présentera au Parc Chazière, Marche, danse de verdure, histoire de ressentir les palpitations que provoque le fait de marcher, de respirer, de toucher, d’avancer avec les autres, dans un espace situé entre la terre et le ciel. Côté grand spectacle sur grande scène, on ne boudera pas Le Balé de Rua (photo), parce que la danse c’est aussi la fête et que cette compagnie avec son mélange de capoeira, samba, danses de rues a de quoi faire vibrer l’Amphithéâtre de la Cité Internationale.

Enfin, les chorégraphes nouvellement programmés

Parmi les chorégraphes présents à Lyon pour la première fois, trois nous donnent envie d’y aller. Ali Fekih, tunisien d’origine, a saisi dans son corps atteint de polio les défis d’une danse qui sous la contrainte, invente un autre rapport à l’espace et aux mouvements. Son solo a ce titre joliment imagé Les Flamands roses. Nacera Belaza, jeune chorégraphe algérienne, autodidacte, cherche dans la spiritualité de la danse, le moyen de combler le vide et d’aller vers l’autre. Inspiré dans sa forme par les Haïku, Le temps scellé écrit une page de rencontre entre 4 danseurs, qui pour y parvenir ont eu à forcer les incompatibilités de vocabulaires, de corps et de vécu… Olivier Dubois se frotte avec l’Homme de l’Atlantique, à The Voice, celle de Sinatra, le talent, la danse et la face obscure. Pour avoir vu son solo Faune (s), un corps à vif, on ne doute pas qu’une démesure sera mise en scène, prétexte à aller chercher dans ses entrailles, le monstre que fut cet immense artiste.

http://www.biennaledeladanse.com/

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