Bojan Sarcevic, l’imposante finesse

L’artiste Bojan Sarcevic développe un répertoire de formes et de matériaux extrêmement varié, allant de la sculpture à l’intervention in situ en passant par le collage, la photographie et la vidéo. Les quelque quarante œuvres présentées à l’IAC interrogent l’espace et notre relation à lui.

Faisant souvent référence à l’architecture, aux avant-gardes du début du XXe siècle et aux questions de construction et déconstruction, les oeuvres de Bojan Sarcevic jouent du contraste entre le vide et le plein, sont imposantes ou discrètes, raffinées ou brutes comme ce monolithe monumental aux marbrures orange, posé verticalement sur le sol, confronté à une mince sculpture composée de cheveux et de fines branches.

Bojan Sarcevic ne cesse d’expérimenter de nouvelles formes et son art échappe à toute classification. Pour preuve encore, ses pavillons-projections, autant sculptures que vidéos, montrant des plans de matériaux divers – verre, cuivre, pierre ou encore papier – que l’artiste a agencés en petites installations de formes abstraites. Plasticien touche-à-tout, Bojan Sarcevic s’inscrit dans une programmation de jeunes artistes à la pratique hybride que l’IAC tend à faire découvrir.

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L’Ellipse d’ellipse, Bojan Sarcevic. Du 21 septembre au 18 novembre, à l’Institut d’art contemporain (Villeurbanne).

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