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11e édition du Marché de la Mode Vintage : un succès mitigé

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REPORTAGE - Pour sa onzième édition, le marché de la mode vintage s'est déplacé cette année aux anciennes usines Brossette, rue Crépet à Lyon 7e. Une première due aux travaux de l'ancien site du Marché Gare qui a séduit moins de visiteurs que l'année dernière.

Le Marché Gare, qui avait accueilli les précédentes éditions, a en effet été démoli dans le cadre du Projet Confluence. Sur le papier, pas de problème puisque cette friche industrielle garde les mêmes charmes et taille que le Marché Gare. En effet, pour Laurence Renaudin (photo), attachée de presse du festival depuis sa création, ce changement de lieu, loin d'être problématique, "ouvre une nouvelle décennie du festival, avec une ambiance différente".

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L'avis des exposants est plus mitigé. Muriel Gilabert, gérante du magasin "La Brocante Vintage" à Marseille, et présente à l'évènement depuis sa création, déplore "le manque d'ouverture vers l'extérieur et le manque de sécurité" des Usines Brossettes.

En réalité, le principal problème réside dans la destruction progressive des friches industrielles au sein de Lyon. Les usines Brossette ne dérogent pas à la règle, elles vont prochainement être démolies et cela pose un véritable problème aux festivals comme le Marché de la Mode Vintage ou les Nuits Sonores, qui cherchent des lieux atypiques pour leurs évènements.

Des activités variées

Au niveau des activités offertes par la onzième édition du Marché de la Mode Vintage, la variété était toujours de mise. 350 stands, tenus par des particuliers et professionnels venant de toute l'Europe, proposaient vêtements, chaussures, bijoux, disques vinyles, et autres objets hétéroclites vintage.

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D'autres animations étaient mises en place : défilés de mode, expositions photos, concours de hula hoop, ateliers "relooking vintage" avec des coiffeuses tout droit venues d'une autre époque, et ateliers "dentelle et photos vintage" organisés par le site Etsy. Les enfants n'étaient pas oubliés avec "le Garage de Georges", lieu ludique où ils pouvaient notamment tester des vélos vintage. Mais le clou de l'édition résidait dans l'exposition de mobilier Steiner. Celle-ci renfermait des pièces mythiques de la collection, créées par les célèbres designer de la marque comme Kwok Hoï Chan ou Joseph-André Motte entre 1950 et 1990. Certaines lacunes du festival ont néanmoins été soulevées par Muriel Gilabert, comme "le manque de mobilier à vendre, et l'absence du vintage pour hommes". Des pistes à travailler pour les prochaines éditions.

Un public moins nombreux

Enfin, malgré ces nombreuses activités, le public s'est moins déplacé pour cette onzième édition. Alors que pas moins de 28 000 personnes avaient participé à l'évènement l'année dernière, la barre des 15 000 n'a été franchie qu'en fin de matinée dimanche, ce qui laissait douter d'un tel score. Pour la majorité des exposants, cela n'est évidemment pas la conséquence du changement d'endroit. Pour Mme Ducrot, une particulière qui expose au Marché de la Mode Vintage depuis quatre ans, cela est surtout dû à la crise : "A chaque édition, le prix d'entrée est plus cher, tout comme le prix du stand pour les exposants".

Peut-être était ce aussi dû au temps mitigé, un samedi au beau fixe, mais un dimanche très pluvieux. Laurence Renaudin reste toutefois optimiste : "Lyon est la ville de France qui concentre le plus de vintage, avec des petites boutiques qui ne cessent de s'ouvrir" estime-t-elle. L'avenir du vintage y est donc assuré selon elle, même si le Marché de la Mode Vintage risque de rencontrer certains problèmes à l'avenir.

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