Capture d’écran de la vidéo de L214. (Crédit : DR L214)

Chevenet dément et prétend "protéger la vie des chevreaux"

L'entreprise Chevenet, accusée de "mauvais traitements sur des chèvres" par l'association de défense des animaux L214, répond à cette attaque en "une manipulation d'images". 

L'entreprise Chevenet, basée en Saône-et-Loire, est dans le viseur de l'association L214 pour "mauvais traitement" et "pratiques commerciales trompeuses". L'association de défense des animaux vient de porter plainte contre l'entreprise de production de fromages de chèvre fermiers. En réponse et pour se défendre, l'exploitation dénonce à l'AFP "une manipulation des images obtenues à travers des montages et des mises en scène qui ne reflète pas la réalité". 

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L'association L214 avait prouvé auparavant, grâce à des images, que " les animaux ne sont pas à l'extérieur et que plusieurs dizaines de chevreaux meurent jour après jour après une longue agonie pour certains ". Une prise de position que dément totalement Chevenet : "nous faisons tout notre possible pour protéger la vie des chevreaux ". 

Pour contrebalancer les photos de l'organisme de défense des animaux, la société explique que les fortes chaleurs seraient à l'origine de ce désastre. "Lors des canicules intenses de l'été dernier, malheureusement et malgré nos efforts, ces canicules peuvent être fatales pour les animaux, comme pour les hommes". 

 

Une prise de position des enseignes de grande distribution

Après la remontée de cette information, la Direction générale de la répression des fraudes de la préfecture de Saône-et-Loire a été alertée de la situation. Carrefour et Monoprix ont immédiatement cessé la commercialisation des produits.

Trois nouvelles enseignes de la grande distribution ont indiqué jeudi 27 octobre qu'elles cessent, elles aussi, la vente des produits de la fromagerie Chevenet : Auchan, Système U et Grand Frais.

Dans un communiqué, Bérénice Riaux, porte-parole de l'association L214, estime que "cet engagement rapide des distributeurs est un excellent indicateur de la place croissante que prend la condition animale dans le cahier des charges des entreprises agroalimentaires." 

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