Capture d’écran de la vidéo de L214. (Crédit : DR L214)

L214 porte plainte contre une chèvrerie en Saône-et-Loire

L’association de défense des animaux fondée à Lyon vient de porter plainte pour "mauvais traitements" et "pratiques commerciales trompeuses" après des témoignages de lanceurs d'alerte sur un élevage de 2 000 chèvres en Saône-et-Loire.

Une entreprise de Saône-et-Loire spécialisée dans la production de fromages de chèvres fermiers est dans la viseur de L214. Fondée à Lyon en 2008, l’association de défense des animaux a déposé plainte auprès du procureur de Mâcon contre l’entreprise Chevenet. Elle dénonce les "conditions de vie misérables des animaux" mais également la communication "mensongère" du "leader européen" de chèvre fermiers installé à Saint-Maurice-de-Satonnay.

La société dont une partie des fromages bénéficient d'une Appellation d'origine protégée (AOP) explique sur son site que le "respect des animaux et de l’environnement" figure parmi ses "valeurs". "Mon objectif est de laisser les troupeaux s'organiser comme ils le seraient dans la nature", écrit le dirigeant, Thierry Chevenet. Pourtant, les images de L214 montrent un élevage intensif où 2 000 chèvres sont "enfermées avec pour seul accès à l'extérieur une cour bétonnée". 

"Plusieurs dizaines de chevreaux meurent chaque jour"

"Il n'y a pas d'animaux au pâturage. Plusieurs dizaines de chevreaux meurent chaque jour après une longue agonie pour certains", affirme l'association, épaulée par une vidéo décrite par l'actrice Isabelle Adjani. "Les morts sont entassés à l'extérieur avec d'autres cadavres en décomposition avancée et des ossements", affirme L214, citant des témoignages de deux salariés lanceurs d'alerte, sous couvert d'anonymat. "Je ne pensais pas qu'on allait voir des chèvres et chevreaux morts laissés en plein milieu des autres, pendant des journées entières. Je ne pensais pas à un élevage intensif avec autant de maltraitance", témoigne l'un d'eux. 

Sollicitée par l’AFP l'entreprise Chevenet n’a pas répondu aux demandes d’entretien formulées par l’agence de presse. Les services vétérinaires et la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) de la préfecture de Saône- et-Loire ont été alertés de la situation et les magasins Carrefour ainsi que Monoprix ont d’ores et déjà annoncé qu'ils retiraient les produits incriminés de leurs rayons. 

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