Roberto Vargiolu, ingénieur de recherche à l’Ecole centrale de Lyon, co-créateur du ‘TouchyFinger’, le premier doigt humain connecté au monde

(Vidéo) Le 1er doigt humain augmenté est 100 % lyonnais

Roberto Varigolu, docteur et ingénieur de recherche à l'Ecole centrale de Lyon, est l'invité de 6 minutes chrono. Il est l'origine du "TouchyFinger", premier prototype de doigt humain connecté pour mesurer le toucher.

Roaaaar ! C'est une première mondiale et elle est 100 % lyonnaise. En dotant simplement son doigt d’une bague équipée de capteurs, on pourra, pour la première fois, évaluer la douceur de la peau ou des cheveux. Les données de la bague analysées à distance par un algorithme d’AI (Artificial Intelligence) permettront d’identifier un profil sensoriel.

Le "TouchyFinger" est le fruit du travail croisé du Laboratoire de tribologie et dynamiques des systèmes de l'Ecole centrale de Lyon (LTDS), pionnier et leader français dans le développement d’outils dédiés à la métrologie du toucher, et du CNRS.

Le prototype est déjà connu à l'international et a eu, en mars dernier, les honneurs du jury lors  des "Cosmetics Victories", une compétition à l'échelle mondiale qui vise à récompenser et à promouvoir les porteurs de projets innovants liés à l'industrie de la cosmétique.

Enjeux cosmétiques et médicaux

Au-delà de la prouesse technologique, la question est de savoir à quoi ça sert. "Le 'TouchyFinger' est le premier doigt humain augmenté qui va permettre de mesurer le toucher des surfaces car les industriels ont besoin d'objectiver les surfaces."  explique à Lyon Capitale Roberto Vargiolu.

Les marchés ciblés concernent la R&D et contrôle-qualité : la R&D pour obtenir des grandeurs physiques qui vont permettre aux chercheurs qui développent de nouveaux produits d' améliorer le toucher de ces nouveaux produits ,et le contrôle-qualité pour savoir si le produit initial va correspondre au produit final en termes de toucher.

"Nous développons aussi le 'TouchyFinger" dans le domaine médical pour évaluer la pathologie de peau de certaines maladies. L'idée est d'aller jusqu'à la télémédecine à distance."

La technologie et la partie économiques ayant été réalisées, les créateurs  sont aujourd'hui en phase d'une création de start-up et recherche de partenaires pour pourvoir développer cette technologie dans le domaine de la cosmétique ou médicale

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