Vers une réduction de la vitesse automobile sur les périphériques

Il compte imposer deux coups de frein, le premier sérieusement infligé à la vitesse automobile sur les périphériques de l'agglomération, et le second aux 'incohérences' et 'pressions' du gouvernement.

Multiplication des zones 30 dans la ville de Villeurbanne, réduction de la vitesse automobile sur le cours Emile Zola, sur le périphérique Laurent Bonnevay ainsi que sur le périphérique Nord TEO... Ce sont les premières mesures envisagées par Jean-Paul bret, maire PS de Villeurbanne, dans le cadre de sa politique environnementale. 'J'ai envoyé un courrier à Michel Mercier, président du conseil général, dans lequel je lui propose de passer la vitesse automobile de 90 km/h à 70 km/h sur le boulevard Laurent Bonnevay, dont le département a la responsabilité', a détaillé l'élu. Sur la partie du boulevard qui concerne Villeurbanne, Jean-Paul Bret compte pour sa part faire réduire la vitesse de 70 km/h à 50 km/h dans les prochains jours. Le maire estime que ces mesures participeront immédiatement aux efforts collectifs pour la qualité atmosphérique et, par ailleurs, qu'elles 'ne sont pas impopulaires'. Des arguments auxquels Michel Mercier devra répondre. Pour TEO, dont le Grand Lyon a cette fois la charge, Jean-Paul Bret pourra plaider cette fois plus directement, en tant que vice-président du conseil communautaire.
'Organiser la résistance'
La rentrée politique du maire de Villeurbanne a très vite pris une tournure antigouvernementale marquée. 'On va arriver à une situation très tendue pour les collectivités locales, qui n'inquiète pas seulement les élus de gauche', estime Jean-Paul Bret. 'En tant que trésorier général de l'association des maires des grandes villes de France, je peux vous dire que de nombreux élus appartenant au parti majoritaire du gouvernement sont très inquiets quant à la prochaine loi de finances de l'Etat', rapporte-t-il. Et en plus de la baisse des dotations et compensations de l'Etat versées aux collectivités locales, ce sont les mesures relatives à la rentrée scolaire et au service minimum dans les écoles qui énervent Jean-Paul Bret. 'L'inspection académique nous demande de lui remettre une liste de gens aptes à garder les enfants pendant les grèves. A qui doit-on faire appel ? C'est à l'Education Nationale d'assumer le personnel. Est-ce qu'on va regrouper tous les enfants dans une même école, dans la cour ? Qu'est-ce qu'on va leur faire faire ? C'est ubuesque', s'insurge-t-il. Devant la perspective d'une grève annoncée par les syndicats d'enseignants le 7 octobre prochain, le maire de Villeurbanne a affirmé que l'Inspection académique n'aura pas, à cette date, reçu de liste de sa part. 'En tant que maire, il faut prendre ses responsabilités, quitte à se mettre dans l'illégalité. Et nous sommes plusieurs à vouloir organiser la résistance', a-t-il assuré.

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