Soirée électorale LREM le 24 avril 2022 © Antoine Merlet
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Vers des législatives incertaines à Lyon ?

Galvanisée par les scores de Jean-Luc Mélenchon, la gauche unie espère reprendre une poignée de circonscriptions législatives aux marcheurs qui avaient réalisé le grand chelem en 2017.


À l’ère du tripartisme, les élections législatives pourraient ressembler à un grand concours de roulette russe les 12 et 19 juin prochains. La vague En Marche ne devrait pas faire rider la face de l’eau. Les abstentionnistes auront la clé du scrutin. S’ils sont majoritaires, comme en 2017, seuls deux candidats s’affronteront au second tour, facilitant grandement les chances de victoire des députés sortants LREM. En cas de triangulaire, tous les scénarios sont envisageables, même si dans la métropole de Lyon, la faiblesse du RN devrait transformer les législatives en un match entre le centre droit et une gauche unie. Laquelle table sur l’élection d’une poignée de députés. LREM, qui avait réalisé un grand chelem en 2017, se satisferait aujourd’hui d’une simple majorité.

Petit ou grand chelem pour LREM ?


En 2017, La République en marche avait remporté les douze circonscriptions législatives de la métropole de Lyon, ne butant que sur les deux du Beaujolais. Cinq ans après, l’état-major du parti présidentiel a des ambitions plus modestes. Pour la métropole de Lyon comme sur l’ensemble du territoire national, il se contenterait largement d’une simple majorité. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ouvrent des perspectives positives sur une bonne moitié des circonscriptions de l’agglomération lyonnaise. À Lyon, celles des députés sortants Rudigoz et Brugnera semblent assez favorables. Si les Insoumis sont arrivés en tête dans la 1re circonscription, ils notent que Thomas Rudigoz bénéficie d’une solide implantation. Gérard Collomb aurait aussi renoncé à mettre un candidat sur la route de sa réélection. L’ancien maire de Lyon n’a toujours pas digéré de voir son protégé se tourner vers David Kimelfeld lors de la scission des macronistes lyonnais, mais il n’a pas trouvé de volontaire pour endosser le costume ingrat du dissident. Dans la 4e circonscription, Emmanuel Macron est arrivé en tête (36,4 %) et a surtout vampirisé Les Républicains(7,4 % pour Valérie Pécresse) sur un territoire qui avait été découpé sur mesure pour Raymond Barre et la droite. Le score du président sortant a ouvert un boulevard pour la réélection d’Anne Brugnera. Les LR ont investi dans cette circonscription Pascal Blache, le maire du 6e. Il avait un temps envisagé de se rapprocher du parti d’Édouard Philippe, Horizons, mais fera finalement campagne sous les couleurs des Républicains. Le match des étiquettes ne devrait pas pencher en sa faveur. Sociologiquement, les 5e, 8e et 12e semblent d’autant plus favorables aux candidats LREM qu’Emmanuel Macron s’installe désormais au centre droit de l’échiquier politique.

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