Vaulx-en-Velin : un incendie ravage le campement de Roms

Un violent incendie a détruit en grande partie le camps de Roms de Vaulx-en-Velin, jeudi 15 août. 330 personnes ont été évacuées mais devront revenir sur place ; aucun dispositif d'hébergement d'urgence ne sera activé.

Il est à pene 13h, jeudi 15 août, lorsqu'une épaisse fumée noire se dégage du camp de Roms de l'avenue Roger Salengro à Vaulx-en-Velin. Il n'aura pas fallu plus de quelques minutes pour que ce village de tentes et de cabanes situé le long de la voie du tramway ne s'embrase. Immédiatement, 3 fourgons incendie, 6 lances et 70 pompiers sont mobilisés sur place et parviennent rapidement à se rendre maîtres du feu.

Par chance, on ne dénombre que 4 personnes légèrement incommodées par les fumées, dont un policier. Près de 2000 m2 de ce village d'infortune ont été détruits. Si pour l'instant l'origine de l'incendie n'est pas clairement identifiée, un feu de cuisson mal contrôlé est évoqué. Les flammes se seraient alors attaquées à des bouteilles de gaz qui auraient explosées. Plusieurs voisins affirment d'ailleurs avoir entendu des détonation sourdes peu de temps après le départ du feu. Toutefois, si la piste accidentelle est privilégiée, l'éventualité criminelle n'est pas totalement écartée.

Retour à la case départ

Les 330 personnes qui se trouvaient dans le camp ont dû être évacuées, dans des bus spécialement affrétés. Mais pour aller où ? Les autorités refusent de le dire et même les associations l'ignorent. Toujours est-il que le préfet délégué à la sécurité, Stéphane Rouvé, et le maire de Vaulx-en-Velin, Bernard Genin (Front de Gauche) ne souhaitent ni ouvrir de gymnase, ni lancer de procédure de relogement. Les familles roms devront donc venir se réinstaller sur place, au grand dam des associations qui dénoncent l'insalubrité de ce qu'elles décrivent comme un champ de ruine. Les riverains regrettent également ce retour, eux qui depuis plusieurs semaines se mobilisent pour obtenir l'évacuation du camp. Ce vendredi, plusieurs familles dont les cabanes avaient été épargnées sont déjà revenues sur place.

Depuis le début de l'année, c'est le troisième incendie d'un camps de Roms dans l'agglomération lyonnaise. Le 22 mars dernier déjà, à Saint-Fons, un incendie était parti d'un braséros dans un campement illégal de Roms. 130 d'entre eux avaient dû être relogés au gymnase de Saint-Fons avant que 92 ne rejoignent le gymnase Bellecombre, dans le 6e arrondissement de Lyon. Le sinistre n'avait alors pas fait de victime, contrairement à celui survenu le 13 mai dernier. Une femme et deux enfants avaient perdu la vie dans l'incendie d'une usine désaffectée du 8e arrondissement de Lyon, alors qu'un arrêté d'expulsion avait été décidé 8 mois plus tôt. Manuel Valls s'était alors rendu sur place et avait réaffirmé la nécessité de continuer le démantèlement des camps.

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