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Une taxe foncière en hausse dans le département du Rhône

Les propriétaires l’avaient constaté ces cinq dernières années, l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) leur livre les chiffres de l’évolution de la taxe foncière. Pour sa 8e édition, l’organisation interprofessionnelle dévoile son étude sur la période 2008-2013.

Avec une hausse de 21,05 %, Lyon se situe dans la moyenne, derrière Bourg-en-Bresse (+33,70 %) et Saint-Etienne (+22,99 %) qui enregistrent les plus fortes augmentations dans la région. Le Rhône est également en milieu de peloton, avec une hausse s’élevant à 20,42 %. Entre l’Ain, qui culmine à +35,12 %, et la Savoie qui affiche la plus faible augmentation (+14,33 %) de Rhône-Alpes, le Rhône tout comme Lyon affichent un taux quasi équivalent à la moyenne nationale (+21,26 %).

Vers une révision de la loi

Cette hausse générale est d’autant plus sujette à la grogne du côté de l’UNPI qu’elle est supérieure à l’augmentation annuelle des loyers privés. L’UNPI se tourne donc une nouvelle fois vers l’Etat, pour réclamer une révision de la loi de finances 2014, qui aboutirait à la baisse voire à l’arrêt de la majoration des valeurs locatives. La valeur locative est l’une des bases qui servent au calcul des taxes perçues par les collectivités locales (comme la taxe foncière) sur les propriétés bâties ou non bâties.

Pour le moment, silence radio côté Gouvernement. Seule petite amélioration, la majoration des valeurs locatives a diminué entre 2013 et 2014, passant de +1,8 % à +0,9 %. De quoi relativiser quelque peu le bilan dressé pour la période 2008-2013. Mais l’UNPI reste en alerte et ne compte pas relâcher la pression. Affaire à suivre.

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