Pédiatre © Pixabay

Une étude menée dans la région AuRA souligne les effets inquiétants des confinements sur les enfants

Menée auprès de 90 enfants de CE1 et CE2 des départements de l'Allier et du Puy-de-Dôme, une récente étude met en évidence l'impact des confinements successifs sur les capacités physiques et intellectuelles des enfants. Les effets liés à la pandémie de Covid-19 sont présentés comme "catastrophiques".

L'étude, menée auprès d'environ une centaine d'élèves des écoles primaires de Vichy, dans l’Allier, et de Riom, dans le Puy-de-Dôme, en septembre 2019 et en septembre 2020, met en lumière l'impact préoccupant des confinements sur les enfants.

Impact sur les capacités physiques

Selon les chiffres dévoilés par Le Monde, les confinements successifs auraient entraîné une augmentation de 2 à 3 points en moyenne de l'IMC, outil permettant d'évaluer la corpulence d'une personne. Pour Martine Duclos, spécialiste qui coordonne ce travail, "les chiffres sont catastrophiques". "Des enfants sportifs, sans aucun problème de santé, aucun problème de poids, ont grossi de 5 à 10 kg, du fait de l’arrêt de la pratique sportive", s'alarme-t-elle.

La condition physique des jeunes enfants interrogés s'est alors fortement dégradée au gré des différents confinements, impactant fortement leur poids et leur souffle. Pour preuve, certains enfants étaient "déjà très essoufflés" au bout de dix mètres de course. "Nous n'avons jamais vu ça", souligne la spécialiste, qui dirige par ailleurs l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps).

Mais aussi sur les capacités cognitives

Cette baisse des capacités physiques s'accompagne également d'une détérioration des capacités intellectuelles chez les enfants, qui serait de l'ordre de 40 %. "Un an de confinement a été catastrophique", explique Martine Duclos.

Pour mesurer ces capacités cognitives, les équipes qui dirigent cette étude ont eu recours à un test logique, qui propose aux enfants interrogés de relier dans un temps donné des lettres aux chiffres correspondants. En septembre 2019, tous les écoliers y sont parvenus dans le temps imparti. Un an plus tard, en septembre 2020, un certain nombre d'entre eux n'ont pas réussi à passer le test.

Ces résultats sont d'autant plus inquiétants, car ils risquent de favoriser l'apparition de maladies chroniques telles que le diabète, l'hypertension artérielle…

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