Un téléphérique à Lyon ? L'étude qui va relancer le débat

(Photo by JOE KLAMAR / AFP)

Et si Lyon avait son réseau de téléphériques intégrés aux TCL ? Le Sytral vient de dévoiler une étude sur la question et les conclusions sont sans équivoques.

À chaque nouvelle échéance électorale, l'idée d'un téléphérique dans la métropole de Lyon revient. Avec ses collines, la ville semblerait être pour certains un terrain de jeu idéal pour ce type de mobilité. Si un téléphérique permettrait de tirer des lignes directes sans être pénalisé par la circulation au sol, il existe d'autres défauts comme le bruit, l'acceptabilité de la part des citoyens qui habitent en dessous ou son coût notamment lorsqu'il passe au-dessus habitations (les vitres des cabines doivent alors s'opacifier comme c'est le cas sur le téléphérique de Brest). À Lyon, il faudrait faire aussi avec les architectes des bâtiments de France, toujours prompts à défendre les perspectives qui font partie de l'héritage de la ville. Dans ce contexte, le Sytral a commandé une étude sur différentes hypothèses de téléphériques et ses résultats pourraient bien relancer quelques débats.

Dix lignes testées, seules trois retenues

Dix lignes ont été testées par le Sytral :

Après les études préliminaires, seulement trois hypothèses potentiellement pertinentes ont été testées de manières plus profondes : Caluire - Industrie - Vaise, Plateau Nord - Grand Parc - Grand Montout et enfin Francheville -  Confluence - Gerland (dont nous reproduisons les fiches ci-dessous).

Dans les trois hypothèses, on remarque immédiatement des coûts élevés pour des nombres de passagers assez réduits au final : 150 millions d'euros pour 800 à 2500 voyageurs par jours pour plateau nord - Grand Montout (avec des variations saisonnières fortes et en fonction de la météo), 125 millions d'euros pour 1000 à 2000 voyageurs par jours pour Caluire - Vaise, et enfin 210 millions d'euros pour 4 000 voyageurs par jours pour Francheville - Gerland.

Au final, cela représente un coût autour de 30 millions d'euros par kilomètres pour un nombre de voyageurs équivalent à celui d'une petite ligne de bus (voire très petite). Dans les trois cas, la vitesse moyenne reste également inférieure à 20 kilomètres-heure. Si certains imaginaient déjà des téléphériques à Lyon pour avoir de belles photos sur les plaquettes touristiques, en terme d'usage, cette étude n'a pas encore prouvé leur pertinence.