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© Tim Douet

Un syndicat national décrète une journée sans PV

Ce lundi, le syndicat Alliance de la police nationale va à la rencontre de la population, dans les grandes villes de France dont Lyon. Plusieurs sujets de grogne sont à l'origine de ce mouvement : une pénibilité de leur métier mal reconnue par la réforme des retraites, un projet de loi pénale "idéale pour mettre à mal le travail des policiers", un manque de moyens financiers et matériels et un besoin d'une justice qui "doit soutenir les victimes et sanctionner réellement les délinquants".

Pour faire passer leurs messages, les agents ont trouvé un moyen parfait pour capter l'attention du public : au lieu de verbaliser sur la voie publique, ils vont distribuer de faux PV dans les gares, les marchés, les péages autoroutiers... Ce lundi, certains tractaient à la sortie du métro à Bellecour. "Une grande majorité des collègues sont avec nous. Aujourd'hui, on flique plus les flics que les délinquants", nous a confié Mathieu Pierrat, secrétaire départemental du syndicat Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP). Celui-ci s'inquiète du port prochain du numéro de matricule et de la saisie par Internet de la police des polices par n'importe quel administré.

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