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L’étoile Icare observée par un astronome lyonnais © CNRS

Un Lyonnais participe à l'observation de l'étoile la plus lointaine

Un astronome du centre de recherche astrophysique de Lyon a participé à la découverte de l'étoile Icare, la plus lointaine jamais observée.

Neuf milliards d'années. C'est le temps qu'a mis la lumière de l’étoile Icare pour venir jusqu'à la lentille du télescope spatial Hubble. Une observation qui relève du jamais vu pour l'humanité pour laquelle a participé un astronome du centre de recherche astrophysique de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1 / CNRS / ENS de Lyon). Cette découverte a été publiée dans la revue Nature Astronomy1 le 2 avril 2018.

C’est grâce à sa brillance inhabituelle causée par un phénomène d’amplification, appelé « effet de lentille gravitationnelle3, qu’Icare a pu être révélé. Il s’agit d’un effet d’optique provoqué par l’amas de galaxies massif situé sur la ligne de visée entre le télescope et l’étoile Icare. Les astrophysiciens, dont un chercheur du Centre de recherche astrophysique de Lyon, ont réussi à déterminer l’origine de cette amplification”, écrit le CNRS.

“Une voie plus que prometteuse pour la compréhension de notre Univers”

Ce phénomène de sursaut, aussi appelé microlentille, pourrait permettre de nous éclairer sur la mystérieuse matière sombre : une matière invisible qui constituerait la majorité de la masse de l’Univers. Il a en effet permis de tester l’une des théories concernant la nature de la matière sombre contenue dans l’amas de galaxies. Les chercheurs ont clairement mis en évidence que l’hypothèse selon laquelle la matière sombre serait sous la forme d’un grand nombre de trous noirs, nés à la naissance de l’Univers, n’était pas applicable à l’amas dans lequel se trouve Icare”, poursuit le CNRS.

La découverte d'Icare ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’observation et l’étude d’étoiles individuelles dans l’Univers lointain. L'arrivée du télescope James Webb, successeur d’Hubble, devrait permettre aux astronomes de détecter davantage de phénomènes de ce type, avec encore plus de détails. “Une voie plus que prometteuse pour la compréhension de notre Univers”, conclut le CNRS.

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