Le paté-croute de Ryutaro Shiomi, nouveau champion du monde de la discipline. (Crédit DR)

Un Lyonnais argenté au championnat du monde de pâté-croûte, encore dominé par le Japon

La 13e édition du championnat du monde de pâté-croûte s'est tenue lundi 5 décembre à la sucrière. Pour la troisième édition consécutive un Japonais a remporté le trophée de champion du monde, suivi de près par le Lyonnais Jérémie Crauser, qui termine deuxième. 

La domination de l’Empire du Soleil Levant sur le petit milieu du pâté-croûte se confirme année après année. Autrefois chasse gardée des cuisines de l’Hexagone, ce plat emblématique de la gastronomie française semble s'être trouvé un nouveau fief du côté du Japon. Lundi 5 décembre se tenait à la Sucrière, dans le 2e arrondissement, la 13e édition du Championnat du monde de pâté-croûte et pour la 3e édition de suite c’est un Japonais, Ryutaro Shiomi, de Kobe, qui a ravi le graal. 

Pour quelques points, le Lyonnais Jérémie Crauser échoue à la deuxième place. Après son échec de 2021, le charcutier installé dans le quartier d’Ainay avait cette fois proposé un paté-croute garni de volaille de Bresse, de canard, de morilles, de foie gras mariné dans de la crème de cassis et de vin jaune. De quoi séduire les papilles du jury présidé par le chef pâtissier Pierre Hermé, mais pas autant que le produit proposé par Ryutaro Shiomi composé lui de foie gras, de canard, de marcassin, de poulet ou encore de chevreuil. La 3e place est revenue au Français Tony Capocci, installé à Megève.

13 éditions, 5 vainqueurs japonais

En 13 édition, le pâté-croûte est devenue le terrain de jeu des Japonais avec pas moins de cinq victoires Nippones : Hideyuki Kawamura de la Maison Lameloise, à Chagny en Saône-et-Loire, en 2014, et Chikara Yoshitomi de L'Ambroisie, à Paris, en 2017, Osamu Tsukamoto en 2019, Kohei Fukuda en 2021 et désormais Ryutaro Shiomi. Alors comment expliquer que cette tradition bien lyonnaise échappe aux locaux et plus généralement aux Français ? 


"Ils ne cherchent pas à se distinguer, juste la perfection, c'est tout : la qualité, belle cuisson de pâte, belle épaisseur, une belle farce, bon assaisonnement, des bons produits, une belle gelée, un bel équilibre", Christophe Paucod, chef étoilé basé à Tokyo


"L'engouement vient tout simplement du fait que les Japonais sont des perfectionnistes, ils aiment la qualité du travail et sont des amoureux de la cuisine française et du produit. Ils ne cherchent pas à se distinguer, juste la perfection, c'est tout : la qualité, belle cuisson de pâte, belle épaisseur, une belle farce, bon assaisonnement, des bons produits, une belle gelée, un bel équilibre", avance auprès de l’AFP le juré Christophe Paucod, chef étoilé basé à Tokyo.

De là à voir le concours quitter ses racines lyonnaises et tenter une incursion sur le sol japonais pour récompenser ses nombreux talents en matière de pâté-croûte ? La question mérite d’être soulevée. 

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