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Transports en commun : “Il faut ouvrir le débat de la gratuité partielle à Lyon”

Entretien avec Maxime Huré, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Perpignan (UPVD), chercheur au CDED et au laboratoire Triangle (Sciences Po Lyon). Il voit dans la gratuité un avenir possible des réseaux de transport français à condition d’adapter cette gratuité aux particularismes locaux.

“La gratuité est une innovation politique et sociale assez radicale”

[caption id="attachment_220085" align="alignleft" width="321"] Maxime Huré[/caption]Lyon Capitale : La plupart des études scientifiques (ITER pour le Groupement des autorités responsables de transport (GART) et LAET pour le Sytral en 2019) réalisées semblent indiquer que la gratuité entraînerait plus de problèmes que de solutions dans les grandes villes comme Lyon. Toutes pointent le faible report modal de la voiture vers les transports en commun...

Maxime Huré : Le faible impact sur le report modal n’a jamais été prouvé par la science, précisément parce qu’il n’y a pas de grande ville où la gratuité a été mise en place. La qualité du réseau, son efficacité et son attractivité sont des moteurs influents pour inciter à l’utilisation de transports en commun. Mais le levier gratuit est aussi très fort. On a observé à Dunkerque que sur notre échantillon de 2 000 nouveaux usagers, 5 % avaient vendu ou retardé l’achat d’un véhicule quand la gratuité a été instaurée. Mais ce schéma n’est pas forcément transposable ailleurs, puisque les contextes des villes en fonction de leur taille et de leur réseau, sont différents.

À Lyon, la gratuité totale coûterait 285 millions d’euros par an. C’est insurmontable ?

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